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Les nouvelles coupures de Billets de banque boudées

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Jugés fragiles, ces billets ne font pas l’unanimité chez les usagers, cinq mois après leur mise en circulation.« Les anciens billets sont encore meilleurs. Les nouvelles coupures se dédoublent, s’écornent à peine elles ont été utilisées. Certains perdent la partie plastique et se divisent en couches distinctes ». Peter Ngufor, conducteur de taxi, est exaspéré.

Comme lui, plusieurs usagers ont une appréciation mitigée des nouveaux billets mis en circulation. Charles M., cadre dans une entreprise, a la même conception : « C’est beau et lisse au début, mais après quelques utilisations, les billets deviennent disgracieux ». Les nouvelles coupures de la Beac  ont été mises en circulation le 10 février dernier. Au départ, ces billets de banque se présentaient comme une alternative aux billets usés, abîmés, froissés, déchirés. Cinq mois après, les appréciations divergent. « Finalement, difficile de dire à quoi sert le plastique qui est au-dessus», ajoute Charles M. Plusieurs comme Dupont Tchidjo, technicien en froid et climatisation, espéraient qu’avec cette couche de plastique, les billets seraient plus résistants à l’eau et autres liquides. Pas tout à fait. Les billets se dédoublent, certes, mais paraissent plus résistants pour quelques usagers comme Lysette Mboué, caissière.

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Mais les nouveaux venus n’en sont qu’à leur phase d’expérimentation. « C’est dans le souci d’améliorer la qualité et la tenue en circulation de ces coupures de base dénomination que la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) a décidé de procéder à la mise en circulation d’un volume limité de ces billets », expliquait Paul Njock Njock, chef de service de l’émission monétaire à la direction nationale de la Beac. La particularité de ces billets est qu’ils sont semi plastifiés et se distinguent donc des billets habituels qui eux, sont traités avec du papier fiduciaire. Les billets ont également bénéficié d’un traitement de surface visant à les protéger contre le vieillissement précoce. Un stock limité de billets de 500, 1000 et 2000 F a ainsi été mis en circulation pour en évaluer la résistance. L’impératif étant que les banques ne les retiennent pas, de sorte qu’ils puissent être directement ré-acheminés à la Beac. A l’issue, la Beac décidera ou non de poursuivre l’opération, voire d’augmenter le montant de billets en circulation, au gré des besoins économiques.

Marilyne NGAMBO TCHOFO

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