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Imams du Cameroun…pour que l’Islam ne soit pas perçu comme «un élément de violence»

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Pour le Conseil des Imams et dignitaires musulmans du Cameroun, les actes posés par Boko-Haram demeurent anti-islamiques et en opposition avec les principes des religions révélées

Le Conseil des Imams et Dignitaires Musulmans du Cameroun (CIDIMUC), par la voix de son coordonnateur général, le Docteur Moussa Oumarou, condamne les actions posées par Boko-Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun et au Nigéria voisin. Le Dr Moussa Oumarou, invité au cours du journal de la mi-journée ce 06 janvier sur la radio publique nationale, a exhorté l’ensemble des imams à soutenir le combat que mène le président de la République contre la secte dite «islamiste».

L’Islam ne doit pas être perçu comme un élément de violence»], a-t-il affirmé.

Dimanche déjà, 04 janvier, les prédicateurs musulmans de la capitale politique du Cameroun se sont retrouvés pour une grande prière à la mosquée centrale n°1 de Yaoundé, prière au cours de laquelle ils ont réitéré leur attachement à la laïcité, à la paix et à la concorde nationale.

«Le rôle des Imams c’est d’être vigilant, de sensibiliser, et de collaborer avec les autorités administratives, judiciaires et politiques», préconise le coordonnateur général de la Cidimuc. Il recommande en outre, aux Imams et autres dignitaires musulmans d’être «des acteurs» de la paix, de la sécurité et du développement.

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La sortie du Cidimuc fait suite aux récents propos tenus par le chef de l’Etat camerounais, le 31 décembre 2014, dans le cadre de son traditionnel discours à la Nation prononcé en fin d’année. Ici, Paul Biya relevait: «J’ai apprécié tout particulièrement les prises de position de nos compatriotes musulmans. Ils ont bien compris, comme tous les autres Camerounais, qu’il ne s’agissait pas du tout d’une guerre dont la religion était l’enjeu. Ils ont bien compris qu’il s’agissait d’une réponse à une agression extérieure de la part d’une organisation terroriste qui n’adhère pas aux valeurs d’une société fraternelle.»

Le 23 mai 2014, sept jours après le Sommet de Paris sur la sécurité au Nigéria, Sommet au cours duquel Paul Biya déclara la guerre à Boko Haram, le Cidimuc avait publié un communiqué dans lequel il traitait Boko Haram de «phénomène anti-islamique», à l’opposé de «tous les enseignements des religions révélées».

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