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Les cybercafés broient du noir à Yaoundé

Internet-cybercafés

Les multiples problèmes de connexion plombent sérieusement les activités de ces structures qui proposent des services internet. Les activités dans les cybercafés ont pris un sérieux coup depuis quelques temps dans la ville de Yaoundé.

Selon Le Quotidien de l’Economie dans son édition de ce mercredi 26 août 2015, si certaines personnes affirment avoir abandonné ces lieux pour les  nouveaux outils d’accès à la toile tels que les tablettes numériques, les Smartphones et les clés internet, pour d’autres, c’est la lenteur du réseau de connexion qui les a poussés à déserter les cybercafés.

« Lorsque j’y allais, je prenais pratiquement une heure pour ouvrir ma boite mail. A un moment, mes contraintes m’ont poussée à acheter une clé internet », explique Elise Mandeng.

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A en croire le journal  «  la qualité de la connexion et les coupures intempestives d’électricité sont les principaux goulots  qui étranglent le travail dans les cybercafés ».  Pour Charles Kouayep, responsable d’un cyber, « l’on utilise, MTN, Orange et Camtel ou d’autres opérateurs, il faut  s’attendre à faire quotidiennement des heures sans connexion, ce qui entraine des pertes énormes ». « Il en est de même de l’électricité. Avec tout cela comment pouvons-nous garder nos clients ? Sans clients nous ne pouvons pas avoir de recette », poursuit M. Charles Kouayep.

L’impact de cette mauvaise connexion sur les recettes est important. « Auparavant, j’avais des revenus quotidiens de 35 000  à 50 000 FCFA. Mais depuis le mois de juin dernier, nous n’atteignons pas 25 000FCFA », avoue un gérant de cybercafé dans la ville de Yaoundé.

Pour remédier à cette chute de la clientèle, rapporte le journal, certains gérants de cybercafés ont adopté de nouvelles stratégies. En plus d’offrir la connexion à internet, ils proposent à leurs clients des services tels que le secrétariat bureautique, la vente de la papeterie, des petites brochures et autres.

Béatrice Kazé

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