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Les clubs menacent de boycotter la reprise du championnat

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Ça recommence ! Les équipes engagées en Ligue 1 et 2 menacent (sous cape) de ne pas descendre dans les stades si les dirigeants de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ne leur reversent pas la quote-part des clubs locaux sur les retombées de la participation du Cameroun au Mondial ; de même que le reste de la subvention de l’Etat évalué à 260 millions Fcfa.Le spectre d’une nouvelle crise plane à nouveau sur le championnat de football professionnel. Même si les éclats de voix ne se font pas encore ressentir, la situation économique délétère qui sévit dans certains clubs depuis bientôt deux mois, doublée de la longue trêve observée à cause de la Coupe du monde, suffit à comprendre qu’on s’achemine aussi banale que cela puisse paraître, vers un nouveau blocage. A la manœuvre, certains dirigeants de clubs de D1 et D2 qui menacent en sourdine de boycotter les 32emes de finale de la coupe du Cameroun officiellement programmés les 12 et 13 juillet courant. Autres signes avant-coureurs : des mouvements de contestation observés dans des équipes en pleine crise tels Usm de Loum, Tonnerre Kalara Club, Canon sportif de Yaoundé, Yong sport academy pour ne citer que ceux-là. Entre démissions en cascades, bras de fer entre dirigeants et joueurs, cafouillage généralisée dans la gestion des clubs, le malaise est permanent.Des mouvements d’humeurs qui ont poussé certains présidents de clubs à multiplier des conciliabules à l’effet d’en appeler à l’apaisement. Dans d’autres clubs, le courroux des footballeurs a été amplifié par celui des membres de l’encadrement technique, las de supporter la misère dans laquelle tous végètent. A qui la faute ? « A la Fécafoot », argue-t-on sans réserve. Les plaignants exigent en effet, une quote-part sur les retombées de la coupe du monde qui n’est même pas encore entrée en gare. Une revendication qu’ils trouvent légitime et justifiée. Joints au téléphone, des responsables de clubs qui réagissent sous anonymat, croient savoir que la participation du Cameroun à cette compétition quoique déshonorante a généré suffisamment d’argent. Un pactole nécessaire à la survie des équipes de football professionnel qui se considèrent comme marginalisés desdites retombées depuis des lustres.Epiphénomène ?

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A cette revendication vient se greffer une seconde relative à la dernière tranche de la subvention de l’Etat qui est de l’ordre de 260 millions de Fcfa. En effet, les 260 millions Fcfa représentent le montant dû au salaire des joueurs sur les 560 millions de Fcfa promis en début de saison par le gouvernement, dont une première tranche de 300 millions Fcfa a déjà été reversée. Interpellé, le président de l’Association des clubs d’élite (Acec) qui revient fraîchement du Mondial, renvoie le reporter « à la réunion de vendredi (12 juillet) qui aura lieu à 18 heures dans un hôtel de la place». C’est sans doute ce jour-là qu’Emile Onambelé Zibi et ses pairs vont annoncer officiellement la menace de boycott qui pèse sur la reprise des championnats prévus le 09 (D2) et le 10 août (D1) prochain.

De sources dignes de foi, les clubs appartenant à l’Acec auraient opté pour le débrayage aux dates convenues pour la coupe du Cameroun. Ils seraient également à l’origine du report de la reprise des championnats de Ligue pour ces mêmes questions de finances. A la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), les responsables qualifient la menace d’épiphénomène ; ce d’autant plus que « nous n’avons pas reçu de correspondance officielle, ni de l’Acec, encore moins des joueurs ou d’une quelconque association. Nous préparons sereinement la reprise du championnat et rien d’autre », confie Armand Njock, chef du département de la communication. On croise les doigts et on attend.

Christian TCHAPMI

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