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Les candidats se bousculent aux portes de la Fonction publique

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Depuis le lancement du recrutement de 3500 personnes, les services administratifs de la région du Centre ne désemplissent pas.

Au fil des jours, les candidats continuent d’envahir davantage les services administratifs de la ville de Yaoundé. Ceci à la faveur du concours lancé en octobre dernier par le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative pour le recrutement de 3500 personnes toutes filières confondues. A quelques semaines de la date-limite de dépôt des dossiers, ceux-ci se bousculent chaque jour dans les services du gouverneur de la région du Centre, plus précisément au bureau du courrier où ils déposent leurs attestations de présentation des originaux des diplômes. Sur une affiche on peut lire : « Dépôt de dossier de 7h30 à 12h ». Ici, les usagers se comptent par centaines et ne donnent aucun répit aux employés de ce service.

Parmi eux, Enyegue Mveng, candidat au poste de contrôleur adjoint des douanes, est venu s’assurer de la disponibilité du dossier déposé lundi dernier. « Ce n’est pas prêt. On me demande de repasser demain (Ndlr : aujourd’hui) », déplore-t-il. Tout à côté de lui, Marie Barbare Nanga, étudiante à l’Université de Yaoundé I et Mouchili Wouassiwou, étudiant dans la même université, postulants de la filière contrôleur adjoint des douanes tiennent leurs attestations de présentation de l’original du BEPC, signées du préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila. Et c’est tout content qu’ils avouent avoir bouclé leurs dossiers. « Je vais de ce pas au ministère de la Fonction publique déposer toutes mes pièces, parce que là-bas c’est une autre bataille avec de longs rangs », explique un autre candidat.

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C’est une situation identique dans les sous-préfectures, les mairies, les tribunaux (Ekounou et Centre administratif) et les hôpitaux de Yaoundé, que de jeunes gens écument depuis des jours. Dans ces structures, ils déposent ou retirent respectivement les copies certifiées conformes du diplôme exigé, celles des actes de naissance et de même que les certificats médicaux délivrés par un médecin compétent. Cette ruée des candidats vers les services administratifs s’explique par le souci permanent de trouver non seulement un emploi, mais aussi de disposer d’un matricule à la Fonction publique. « De nos jours, il est difficile d’avoir un employeur sûr. Et lorsque le président de la République donne l’opportunité sûre d’intégrer la Fonction publique, on ne peut que foncer, tout en espérant y trouver son compte », reconnaît Anita Ngo Boum, aide soignante et candidate.

© Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG |Cameroon Tribune

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