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Les Brasseries du Cameroun refusent de payer les ristournes à plus de 15 000 exploitants de débits de boissons

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Ils ont exprimé leur mécontentement au cours d’une conférence de presse à Yaoundé ce 19 août 2015. Cependant, la SABC  les accuse de ne pas être en règle avec le fisc. Selon le quotidien La Nouvelle Expression de ce jeudi 20 août 2015, «plus de 15 000 exploitants attendent en vain d’être soldés de leurs épargnes, appelées ristournes  par la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun depuis quelques mois déjà».

«Le verrou imposé par la Sabc dans le paiement des ristournes résulte d’une circulaire de la Direction générale des impôts signée le 18 janvier 2015, exigeant la suspension desdites ristournes aux bénéficiaires non immatriculés et dont les noms ne figurent pas dans le fichier national» rapporte le journal.

Et pourtant M. Mouafo, exploitant d’un débit de boissons au quartier Biyem-Assi à Yaoundé estime être en règle. «J’ai ma carte de contribuable délivrée par le centre des impôts de Yaoundé X qui est l’unité de collecte des impôts dans ma zone, et on me dit que je ne suis pas reconnu dans le fichier national, raison pour laquelle on ne peut pas me payer mes ristournes», se plaint-il.

C’est que d’après une récente étude menée par la Dgi, «90% des exploitants des débits de boissons disposent de fausses cartes de contribuables».

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Face à l’intransigeance de la Sabc et la  Dgi, le président du Syndicat des exploitants de débits de boissons, Roger Tapa Tchiesso   en appelle  à la compréhension. «Dans la mise en application de cette directive,  il y a plus de 15 000 membres dont les chèques sont bloqués au niveau de la Sabc, pour la simple raison qu’ils ne figurent pas encore dans le fichier national. Nous sommes venus implorer les autorités compétentes de donner la possibilité à leurs membres de retirer leurs chèques pour pouvoir faire les rentrées scolaires», implore t-il.

Outre  cette doléance, les exploitants de débits de boissons demandent également une autre prorogation du délai d’enregistrement sur le fichier national. «Nous proposons que vous nous accordiez par exemple jusqu’au 1er janvier 2016 pour que nous fassions enregistrer nos membres»,  supplie Roger Tapa Tchiesso.

En guise de réponse,  le représentant de la Direction générale des impôts, Philippe Tenanje,   indique aux exploitants que «seule la hiérarchie décidera».

Béatrice Kazé

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