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Les banques passent à l’offensive pour le Crédit scolaire

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Le service lancé depuis début juin est l’occasion d’agrandir le portefeuille clients. La campagne 2015 du crédit scolaire est lancée. Le service permet aux parents d’élève de pouvoir obtenir un crédit afin de subvenir aux dépenses liées à la rentrée scolaire de leurs enfants.

Dans la plupart des banques de Yaoundé visitées par CT, la campagne bat son plein. La file réservée à ce service grossit au fur et à mesure que les résultats des examens scolaires sont publiés. Normal, les parents veulent être dans les temps par rapport aux frais de scolarité. « Je ne veux plus attendre la dernière minute. Et compte tenu de  mon revenu moyen, je préfère prendre un crédit pour préparer la rentrée scolaire de mes cinq enfants », explique, Thérèse Ngweha, parent d’élève. Partout ailleurs, l’effervescence est presque pareille. Les clients défilent pour se renseigner, pour déposer leur dossier chez les gestionnaires de comptes  commis à la tâche. « Chaque jour, nous accueillons une catégorie variée de personnes que nous conseillons et orientons en fonction de leurs besoins ainsi que des conditions à remplir », a expliqué Lebun Darlis Ndzomo, responsable de clientèle particulière d’un établissement de crédit de Yaoundé.

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L’opération est assez rentable pour les banques. « Déjà, le nombre de clients augmente. Ce qui contribue à faire entrer les fonds et à augmenter le chiffre d’affaires », reconnaît Lebun Darlis Ndzomo. « Pour l’année 2014, nous avons justement fait un chiffre de 2 milliards de F, dans le cadre du crédit scolaire », confie un autre cadre de banque. « En dehors des anciens clients qui nous refont confiance, les autres, convaincus du bien-fondé du crédit scolaire ou même par curiosité viennent souscrire à l’offre », ajoute notre source.

Les banques profitent également de cette campagne pour satisfaire leur clientèle et fidéliser celle déjà acquise car, « les conditions de remboursement sont assez souples », relève Lebun Darlis Ndzomo.

Cependant, quelques difficultés persistent. De l’avis de certains banquiers, convaincre les clients de souscrire à l’offre n’est pas toujours évident. Parfois aussi, le surendettement de certaines personnes empêche la banque de rentrer dans ses frais à temps. Par  ailleurs, la distance ne permet pas d’atteindre les potentiels clients situés dans les zones retirées.

Michèle FOGANG

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