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Les 5 détails qui ont condamné Volker Finke au rôle de bouc émissaire

Volker Finke

Avant et après l’élimination du Cameroun de la CAN 2015,Volker Finke le technicien  allemand aura été au centre de la controverse. Voici des faits qui prouvent que cette situation était programmée depuis son recrutement en mai 2013.

1.- Son profil

Sans véritable titre connu, hormis d’avoir remporté le championnat d’Allemagne de D2 en 1993 et en 2003 avec le SC Fribourg, Volker Finke, âgé de 65 ans, a été officiellement recruté le 22 mai 2013 comme sélectionneur des Lions Indomptables. Ayant présenté les prétentions financières les plus modestes (13 millions FCFA par mois), il fut préféré à des noms plus cotés tels que Raymond Domenech, Sven Goran Ericksson, Pierre Lechantre, Claude Leroy.

2.- Le contexte à son arrivée

Pour de nombreux observateurs et amoureux du ballon rond, une cabale mafieuse avait été montée contre Jean Paul Akono qui depuis septembre 2012 avait fait un parcours honorable. Au moment où Finke paraphait son contrat, les Lions Indomptables étaient premiers de leur poule éliminatoire en vue de la Coupe du monde 2014. Son contrat était de six mois, renouvelable en cas de qualification au Mondial. Roger Milla en tout cas s’était prononcé contre le choix d’un nouveau sélectionneur étranger.

 3.- La gestion de la parole

Volker Finke n’ayant pas été retenu pour sa forte personnalité, la question de la communication sur les Lions Indomptables lui a échappé, l’obligeant pratiquement à n’évoluer que sur la défensive, à répondre de micmacs se tramant parfois au-dessus de sa tête. Ce qui a eu l’effet catastrophique que l’on a pu constater, au cours de cette CAN 2015. Son aphonie a même mis en lumière des Team Press Officer successifs : Raphaël Nkoa Tsanga puis Vincent De Paul Atangana. Tous oeuvrant avec le succès mitigé que l’on sait.

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 4.- La gestion du leadership

Lorsque Patrick Mboma s’interrogeait il y a quelques jours pour savoir si Volker Finke était manipulé, cela suscita une levée de boucliers. Et pourtant ! Sous le capitanat de Samuel Eto’o Fils, on soupçonna ce dernier d’influencer fortement les listes de joueurs, et l’Allemand montra peu de choses prouvant le contraire. Avec le nouveau capitaine Stéphane Mbia, qui ne doit pas son brassard à Finke, le public droit à ce qu’il convient d’appeler « l’affaire Njié Clinton » dans laquelle les agents de joueurs semblaient avoir pris le pouvoir du coach.

5.- La fracture du Mondial brésilien

Après l’une des coupes du monde les plus tristes de l’histoire du football camerounais, les nouvelles attentes d’une remise en question profonde furent déçues. Et Volker Finke fut le symbole de cette déception, qui ne songea même pas à démissionner tandis que le système vicieux dans la tanière prenait définitivement de l’ascendant sur lui. Aux yeux du public pourtant, le rajeunissement de l’équipe au début des éliminatoires de la CAN 2015 constitua une belle perche que le sélectionneur n’a pas su saisir. Et en imposant une CAN crispée à cette jeunesse que l’on dit prometteuse, Volker Finke n’a même pas essayé de mourir avec ses idées.

Sans doute qu’il n’avait d’idées que celles de ceux qui l’ont fait venir. Désormais, qu’il parte ou qu’il reste, ce n’est même plus sa faute !

ARTHUR BILOUNGA

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