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Le Tchad choisit sans équivoque la peine de mort comme châtiment pour les terroristes de Boko Haram

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Alors que le Cameroun baigne dans une pléthore de mesures aussi soporifiques et spectaculaires pour combattre la secte islamiste Boko Haram, le Tchad n’a pas hésité à réinstaurer la peine de mort pourtant abolie, spécialement pour les combattants de Boko Haram.

Aux grands maux, les grands remèdes, pourrait-on dire, avec la ré-instauration il y a quelques semaines au Tchad voisin, de la peine de mort comme châtiment à appliquer à toutes personnes reconnus coupables d’actes terroristes, les combattants de Boko Haram pour le cas d’espèces.

On se souvient qu’à la mi-juillet, le président tchadien Idriss Deby Itno au pouvoir depuis 1990 déclarait face à la presse qu’il ne reculerait jamais devant les islamistes de Boko Haram qui, après avoir subi de lourdes défaites, ont intensifié leurs raids ces dernières semaines. C’est chose faites désormais, avec la peine de mort qui vient s’ajouter à d’autres « mesurettes » comme l’interdiction du port du voile intégrale ou encore l’interdiction de la mendicité.

En effet, le Tchad a décidé de solliciter son parlement le 31 juillet dernier pour revisiter la loi antiterroriste. Les députés tchadiens ont adopté un projet de loi anti-terroriste pour punir de mort les auteurs d’actes « terroristes » ; en remplaçant les termes « peines à perpétuité » dans le texte initial par « peines de mort ».

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Une fois n’est pas coutume, ce texte de loi a été voté dans la soirée du 31 juillet par par146 voix pour, 0 contre et 0 abstention.

La réponse du berger à la bergère

Pour rappel, à cause de son engagement aux côtés du Cameroun avec quelques 2 000 hommes assez mieux équipés pour combattre les combattants de Boko Haram qualifiés de « délinquants armés de kalachnikov » par le président tchadien Idriss Deby Itno sur RFI, ce pays voisin du Cameroun à vue son territoire attaqué de plein fouet par les « délinquants armés » de Boko Haram en guise de représailles.

Persistant dans la guerre asymétrique déjà lâche qu’ils avaient dès le début choisi comme mode opératoire, les « délinquants armés » de Boko Haram ont poussé le bouchon loin en montant d’un cran dans la violence, passant des massacres aveugles des civils aux attentats terroristes perpétrés avec comme kamikazes des jeunes à peine pubères et quelques fois des adolescents. Ce fut le cas le 15 juin dernier, lorsque Ndjamena, la capitale tchadienne, essuyait pour la première fois un double attentat suicide de Boko Haram avec comme triste bilan 27 morts et une centaine de blessés au commissariat central, la direction de la Sécurité publique et l’école de police de Ndjamena.

Patrick Dongo

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