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Le poisson d’Ayos et de Youpwe impropre à la consommation

poisson - Ayos - Youpwe -Cameroun

Avec une forte teneur en mercure selon le Centre de Recherche et d’Education pour le Développement (CREPD), les produits halieutiques issus de ces deux localités et bien d’autres pourraient être dangereux pour la consommation des humains.Invraisemblable mais vrai ! Les amateurs de « l’exquis » Kanga et du « succulent » poisson de bord du Wouri doivent désormais se méfier car s’il n’existe aucun contrôle a priori et à posteriori de l’origine polluée ou pas de ces poissons. Des études faites et disponibles à ce jour convergent vers la réelle possibilité d’une teneur forte en mercure de ces produits halieutiques.

Pour le cas de la ville polluée de Douala, le système de destruction d’ordures diligentée par la société Hysacam, pollueur invétéré et impuni, qui, par des techniques inconscientes et incontrôlées brulent les ordures en renvoyant dans l’atmosphère une forte teneur de mercure ou enfouissent les ordures dans le sol polluant de fait la natte phréatique qui fini par drainer des substances dangereuses dans le fleuve Wouri d’où est pêché le poisson servi sur des grillages dans divers restaurants et circuits culinaires de la ville de Douala et ses environs ; réflexion poussée le terme de pollueur-payeur devrait s’appliquer à  cette ville et ses autorités qui devraient certainement payer au quotidien les nombreux camerounais pour ce suicide collectif permis chaque jour. A quand la prise de conscience ?

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Si au pôle Nord, plusieurs études démontrent la forte teneur des produits halieutiques en mercure, impropre à la consommation, à plus forte raison au Cameroun où l’importation de la brocante ou de la poubelle venant de l’occident fait désormais la fierté de certains camerounais naïfs qui pensent que les occidentaux n’en ont que foutre de leurs poubelles. Hélas ! Par ces actes le drainage d’appareils polluants et dangereux pour l’environnement et la santé, ces compatriotes participent à un « programme officieux » d’extermination de la race noire. Les déchets issus aussi de ces importations ne trouvant une technologie de pointe pour être détruit contrairement à l’Occident d’où ils viennent. Depuis des années déjà la société Hysacam signe des contrats avec plusieurs communautés urbaines pour la collecte et la destruction d’ordures. Selon plusieurs recoupements, cette dernière se fait énormément d’argent sur les camerounais en revendant ces déchets au kilogramme. Ayant été chassé par les autorités de la communauté urbaine de Bamenda qui, recoupements faits, estimaient que cette structure n’était assez consciente dans le travail, vérification faite aujourd’hui Hysacam ne daigne dissocier les ordures issues des structures médicales se retrouvant dans des bacs à ordures, de qualité très dangereuse, avec des ordures ménagers ordinaires. C’est principalement l’analyse de la destruction de ces ordures dans la ville de Douala qui affine la certitude de l’impropriété du poisson consommé dans la ville qui a du mercure en grande quantité issus des thermomètres cassés, des amalgames dentaires, des ampoules dit économiques, etc. se retrouvant dans les paquets d’ordures détruits sans précaution.

Pour le poisson issu de la ville d’Ayos où le fleuve Nyong et ses affluents venant de la région de l’Est déversent en quantité consommable jusqu’à présent, les chercheurs estiment que l’exploitation effective du mercure rouge par des mains inexpertes et incontrôlées du côté de la région du Soleil Levant confirme la pollution de l’eau. Ces derniers continuent en expliquant que le mercure, lorsqu’il est rejeté dans la nature à plusieurs années voire des centaines d’années de nocivité avant de disparaitre.
Aujourd’hui, l’alerte est donnée et le Centre de Recherche et d’Education pour le Développement tire la sonnette d’alarme afin de rendre le contrôle des émissions anthropogènes de mercure issu de la convention de Minamata  obligatoire et d’extrême priorité. Espérons que l’inertie et le laxisme de l’Etat camerounais n’aura pas encore raison une fois de plus de cette initiative qui préoccupe l’ONU depuis au moins 40 ans.

Yannick Ebosse

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