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Le piège des tarifs des télécommunications

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Des régulateurs et opérateurs de certains pays d’Afrique francophone réunis à Yaoundé pour acquérir des rudiments en la matière. A l’initiative de l’Union internationale des Télécommunications (UIT), de hauts cadres des agences de régulation d’une quinzaine de pays d’Afrique francophone sont en séminaire à Yaoundé. Cette formation, organisée en partenariat avec le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel) du Cameroun, est également ouverte aux opérateurs du secteur.

Objectif, leur apprendre à maîtriser les coûts de production des services et partant, comprendre les mécanismes de calcul et d’élaboration des coûts et tarifs des services afin qu’ils soient accessibles au plus grand nombre. D’après le Minpostel, qui a présidé hier la cérémonie d’ouverture de cette formation de cinq jours, « la baisse des tarifs des services des télécommunications constitue une préoccupation constante des gouvernements de nos pays. Et les régulateurs ont la lourde tâche de relever ce défi ».

Depuis l’an 2000, date à laquelle les deux premiers opérateurs mobiles se sont lancés au Cameroun, force est de reconnaître que les coûts des communications ont baissé. En tout cas, les rapports de l’Agence de régulation des Télécommunications (ART) sont formels : qu’il s’agisse de MTN ou d’Orange, les frais d’accès au réseau sont passés de 20 000 F en 2001 à 2 500 F en 2010. Aujourd’hui, l’abonnement est gratuit. Les frais d’appels ont également fléchi. A MTN, l’on est passé de 421 F la minute en 2001 à 60 F aujourd’hui. Côté Orange, l’on est parti de 315 F la minute à également 60 F, actuellement. De part et d’autre, les options, la tarification à la seconde, par zone et par tranche d’horaire, ont été introduites mais les abonnés sont loin de la communication à 10 F, voire 5 F comme souhaité. Puisqu’avec l’entrée en scène d’un troisième opérateur les coûts ne sont toujours pas plus bas. La faute aux charges, jugées trop élevées selon les opérateurs. Un argument vraisemblablement approuvé par le régulateur.

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A l’ART, en effet, un responsable assure que « l’une des missions de l’agence consiste à orienter et encadrer les tarifs en fonction des coûts de charge de l’opérateur ». L’énergie électrique, les équipements à installer, la location des infrastructures à Camtel, l’extension du réseau vers d’autres localités, les salaires, la publicité, les impôts et autres taxes douanières. « Plus tout cela coûte cher à l’opérateur, plus il élève ou maintient les prix des communications, afin de pouvoir naturellement gérer ses charges et faire des bénéfices », conclut-on chez le régulateur. Soulignant néanmoins que les coûts de l’interconnexion, faisant l’objet de conventions privées entre opérateurs, sont un bon indicateur pour le régulateur, qui veille à ce que l’on ne dépasse pas un certain seuil. Dans la pratique donc, « plus les prix d’interconnexion baissent, plus les tarifs d’intra réseaux devraient également suivre ».

Félicité BAHANE N

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