Moins de deux mois après sa promotion au poste très convoité de Ministre de la défense (Mindef), Joseph Beti Assomo a pris ses premières sanctions graves à l’encontre de certains hommes en tenue. Le Ministre de la défense ne badine pas avec la discipline. Surtout en cette période où le Cameroun est en guerre contre le groupe terroriste islamiste Boko Haram. Revenu hier dimanche 15 novembre de Bakassi, une localité de la région du Sud-Ouest où il a effectué une tournée des unités placées sous son commandement, Joseph Beti Assomo a rendu public, un communiqué presse dans lequel il dit avoir sanctionné certains militaires coupables de faits graves.

«Le Ministre délégué à la présidence chargé de la Défense porte à l’attention de l’opinion nationale que certains militaires en zone d’engagement ont récemment été reconnus coupables de faits graves avérés contre l’honneur et l’éthique des forces de défense. Il désapprouve avec la plus grande fermeté ces actes odieux et heureusement isolés d’une minorité de militaires qui entachent l’image des forces de défense, au moment où elles font face avec abnégation et courage aux menaces protéiformes qui interpellent notre pays. Des sanctions disciplinaires exemplaires ont immédiatement été prises à l’encontre des mis en cause en même temps que des poursuites pénales sont engagées. Le Mindef réitère l’esprit de discipline qui doit régner au sein de la troupe et de la parfaite collaboration entre les populations et les forces de défense visant à consolider le lien armée-nation. Enfin, il rassure l’opinion de la détermination du haut commandement à combattre toute dérive de la part de certains militaires susceptibles de porter atteinte aux droits des populations»

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Ainsi, se présente l’intégralité du communiqué signé hier dimanche 15 novembre par Joseph Beti Assomo. Mais, ce dernier se refuse à révéler avec précision, les chefs d’accusation et les noms des soldats châtiés. Mais, selon des indiscrétions, les soldats sanctionnés sont ceux dont les écarts de comportement étaient à l’origine des affrontements violents survenus le mercredi 21 octobre 2015 entre des jeunes gens de Maga, une ville de la région de l’Extrême-Nord et les militaires déployés dans cette région pour combattre les membres de Boko Haram. Ce jour-là, les jeunes en colère, avaient mis le feu à un camp militaire et saccagé véhicules et autre matériel de l’armée camerounaise. Ils accusaient les soldats d’extorsion d’argent et d’intimidation à main armée des populations.  Les autorités administratives avaient ouvert une enquête et, elles avaient aussi promis des sanctions à l’encontre des responsables de ce soulèvement populaire…


Sources : Cameroon-Info.Net HeadLines