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Le Journal Le Monde écrit encore sur Paul Biya et le Cameroun

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Sans attendre que la poussière se pose sur l’article écrit la semaine dernière sur la santé du couple présidentiel, Paul et Chantal Biya, Le Journal Le Monde revient ce Mercredi 18 Mars 2015, toujours sur son site Internet, avec un autre article inditule « Boko Haram met en lumière les fragilités du Cameroun ».

Cette fois le quotidien francais s’interresse a la marche patriotique du 28 Fevrier dernier a Yaoundé, ainsi qu’a l’age des ministres camerounais et a la loi anti-terroriste. Au sujet de la marche patriotique du 28 Février 2015, Le Monde evoque la date choisie pour ce rassemblement.

Une date « n’a échappé à aucun observateur ». Pour Cyril BENSIMON auteur de l’article, cette date coïncide avec la grève de la faim du 28 Février 2008 . Ce jour, « s’achevait au Cameroun une semaine insurrectionnelle où des milliers de manifestants avaient pris la rue pour dénoncer le coût de la vie et la modification de la Constitution, permettant au président Paul Biya de se maintenir ad vitam aeternam au pouvoir. La répression fut impitoyable : 40 personnes tuées selon le bilan officiel, près de 140 d’après des ONG locales. »

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Paul Biya, le Chef de l’Etat, n’est pas en reste: « 82 ans, toujours aux commandes de l’Etat et de son régime vieillissant – la plupart des ministres sont septuagénaires », Le journal francais le trouve par ailleurs trop discret: « Il évite les réunions internationales, ne tient quasiment aucun conseil des ministres, et son mode de gouvernance consiste à se maintenir au centre du jeu politique en évinçant ses successeurs potentiels, tout en apparaissant le moins possible. », ecrit-il.

Le Monde s’est appuyé sur le recent rapport du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), qui accuse l’armée camerounaise d’avoir commis des «crimes abominables» dans l’Extrême-Nord et révèle avoir visionné un enregistrement vidéo qui « atteste que les prisonniers soupçonnés d’appartenir à l’insurrection islamiste sont torturés« .

Le journal conclut en disant qu’une de ses sources proche du gouvernement camerounais indique que la loi anti-terroriste a été adoptée pour éviter une revolution semblable à celle du Burkina Faso et «son inspiration est davantage à chercher dans le fait d’éviter un renversement par la rue, comme ce fut le cas du président burkinabé Blaise Compaoré». Cette loi «pourrait notamment être mise en application en cas de troubles liés à la succession de Paul Biya», termine Cyril BENSIMON.

Peter Kum

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