Culture'Urbaine

Le groupe Macase renaît

groupe-Macase

Le groupe Macase a offert un beau spectacle mercredi dernier à l’Institut Goethe après deux ans d’absence.

Le public est venu nombreux : toutes les places assises occupées et une cinquantaine de personnes debout. La musique, elle résonnait de loin. Les chants se succédaient, la chorégraphie harmonieuse. Un spectacle en plein air à l’Institut Goethe. Fantastique pour un come back ! Le public, attentif écoutait davantage. Ce n’était point ce genre de concert électrique où tout le monde bouge au point où le groupe lançait des pics, pour s’assurer, en réalité, qu’il y a symbiose, que ce public est bien là.

Il était pourtant là, admiratif, médusé, emporté, mais peu bruyant. Certes, des fois, il y a eu des youyous, des applaudissements à tout rompre. Comme ce moment M où serge Maboma, le bassiste et administrateur du groupe a demandé une minute d’hommage pour X-Maleya dont l’empreinte indélébile restera à la mythique salle d’Olympia de Paris. Ce fut carrément un Standing Ovation. X-Maleya  a connu l’encadrement de Macase. Ce Standing Ovation fut l’un des meilleurs moments de ce concert, le moment de la reconnaissance du talent et de l’humilité, voire de l’union. Sous un air de « Ma Yem », Serge Maboma a aussi demandé que le public salue le talent de Karesse Fotso et de Blick Bassy (un des fondateurs de Macase).

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Le spectacle a continué. On a chanté Etam, Pauvre veuve, Walaï, Fly Away, le titre qui a donné le nom à un album à succès et qui hélas, rappelle que Macase s’est disloqué. Depuis deux ans, on avait plus revu ce groupe sur scène. Il recollait sans doute les morceaux après le départ de Blick Bassy, de  Corry et bien d’autres qui faisaient Macase. Des sept qu’ils étaient au départ, Macase ne garde plus que deux pères fondateurs : Serge Maboma le bassiste et Roddy Ekoa, le batteur.

Le groupe qui a presté hier s’est étoffé entre temps avec deux dames : Sandrine Nnanga Bekono et Merveille Tsang Mbe Matolo. Au piano, Jules Tawembe, Wilfried Etoundi à la guitare et Petit Jean Abanda à la percussion. Voilà le nouveau Macase. Il s’est présenté hier au public sur invitation de l’Institut Goethe pour ouvrir sa saison culturelle. Mais l’esprit du groupe est demeuré. Le même rythme aussi : « bantou groove ».  En novembre, Macase présentera son nouvel album intitulé « Issié ».  Et Serge Maboma d’expliquer le titre : « quand il y a une grande crise, les patriarches se réunissent…Nous avons d’autres combats à mener, d’autres chemins à parcourir ». Le rêve continue donc.

Jeanine FANKAM

Populaires cette semaine

To Top