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Le gouvernement réfute des allégations de tortures et d’exécutions sommaires

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Il a certes abordé au cours de cette rencontre avec la presse d’autres points de l’actualité nationale, mais c’est sur la déclaration du 15 janvier 2015, et relayée par un communiqué de presse rendu public le 18 février dernier par des membres de l’Organisation non-gouvernementale dénommée Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique Centrale (REDHAC) que le ministre de la Communication a focalisé son propos.

Issa Tchiroma Bakary s’est notamment indigné du contenu de cette déclaration qui a fait état « de graves exactions perpétrées sur les populations de l’Extrême-Nord du Cameroun par nos forces de défense et de sécurité ». Les principaux faits mis en cause seraient notamment survenus à la Légion de Gendarmerie de l’Extrême-Nord à Maroua en décembre dernier. Après avoir décrit le mode opératoire des membres de la secte Boko Haram, le ministre de la Communication a rappelé les faits mis en cause.

Selon le porte parole du gouvernement, face au mode opératoire des membres de la secte Boko Haram, une opération de ratissage avait été organisée dans la nuit du 26 au 27 décembre 2014 dans deux villages de la région de l’Extrême-Nord, « afin de parer à une attaque planifiée de la part des agresseurs ». Au cours de celle-ci, les forces de défense ont procédé à l’interpellation de 70 suspects qui, pour des besoins d’enquête, ont été transférés à la Légion de Gendarmerie de l’Extrême-Nord.

Le 28 décembre 2014, environ 25 suspects avaient été trouvés morts dans le local aménagé pour leur accueil, les différentes cellules de la Gendarmerie ne pouvant contenir tous ceux qui avaient été interpellés. « Le médecin légiste requis, a alors effectué des autopsies sur les dépouilles et a ordonné l’inhumation » a indiqué Issa Tchiroma Bakary. Le Mincom a néanmoins tenu à préciser qu’en l’état actuel des investigations, « aucun élément n’a permis de confirmer que ces personnes avaient été tuées de façon délibérée.

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Toutefois, a-t-il tenu à le faire savoir, des mesures conservatoires ont été prises. C’est ainsi que le commandant de la Légion de gendarmerie au moment des faits a été déchargé de ses fonctions et mis à la disposition de la justice à toutes fins utiles, alors que le commandant de la Région de gendarmerie a été appelé à d’autres fonctions. Au lendemain de ce ratissage, les membres de la secte Boko Haram sont revenus à la charge dans les localités mentionnées, causant la perte de deux soldats camerounais, ce qui de l’avis du Mincom, n’a pas ému les membres du REDHAC.

Issa Tchiroma Bakary a tenu à rappeler la tâche extrêmement difficile des forces de défense et de sécurité dans cette partie du pays. Toutes choses qui ne les empêchent pas de respecter les droits de l’homme sur le terrain. « Plusieurs centaines de terroristes de Boko Haram, faits prisonniers par nos forces de défense, sont actuellement détenus dans nos pénitenciers, sans qu’aucune exaction ni aucun acte de torture ne soit commis à leur préjudice. » « Des moyens financiers importants dont nous avons besoin sont, par ailleurs, consacrés à leur surveillance, à leur alimentation et leur entretien » a-t-il poursuivi.

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