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Le gouvernement opte pour la transparence dans la gestion des dons

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Le comité interministériel chargé du dossier de l’effort de guerre a arrêté son chronogramme d’activités jeudi dernier. Transparence ! Telle est la ligne de conduite que se donne le comité interministériel ad hoc de gestion de dons destinés aux populations et aux forces de défense dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

Présidé par René Emmanuel Sadi, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ce comité a tenu sa première réunion le 30 avril dernier à Yaoundé. Au centre de la rencontre, l’adoption d’une ligne de conduite et du chronogramme d’activités. Non sans avoir suivi le point de la situation faite par le ministre des Finances en ce qui concerne les dons en numéraire versés dans le compte spécial ouvert à cet effet. Surtout que « Depuis un certain temps dans les différentes régions, les Camerounais et les Camerounaises se sont mobilisés spontanément et ont apporté des contributions en nature et en espèces ».
 
Ainsi, d’après le président de ce comité interministériel, le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, leur a indiqué qu’au 30 avril 2015, 1,29 milliards Fcfa a déjà été versé dans ce compte spécial. Une somme d’argent mise à la disposition du gouvernement au bénéfice de nos forces de défense et des populations déplacées des zones des conflits dans la région de l’Extrême-Nord. Une région de plus 3 480 000 habitants répartis sur six départements : le Diamaré, le Mayo-Kani, le Logone-Et-Chari, le Mayo-Sava, Mayo-Danay et Mayo-Tsanaga). Mais, « toutes les contributions en numéraire données dans les différentes régions ne sont pas encore enregistrées. Le processus de collecte suit son cours. Il est évident que ce chiffre puisse évoluer », renseigne René Emmanuel Sadi, président du comité.

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Si le chronogramme d’activités  du comité interministériel prévoit que dans les trois mois qui suivent, les gouverneurs des régions, présidents des comités interrégionaux, continuent la collecte en numéraire, des questions subsistent encore quant à la conservation et l’acheminement à l’Extrême-Nord des dons en nature. Parmi ces dons se trouvent des produits facilement périssables. Il s’agit entre autres des tonnes de poissons et de plantains.

Mais dès le quatrième mois c’est-à-dire vers le mois d’août 2015 et selon les informations reçues du comité interministériel, il sera question d’examiner comment assurer le stockage de tous les dons et en grandes quantités dans l’ensemble des régions. Et, naturellement procéder à leur distribution par les autorités administratives. « Elles seront assistées des membres de la société civile et de quelques responsables politiques de manière à ce que la transparence des opérations  soit de mise », précise un membre du comité.
 
Certes, le problème du transport de ces dons vers l’Extrême-Nord se pose avec acuité. D’autant plus que le transport, que ce soit par route, par train ou par avion coûte extrêmement cher. Mais, le Minatd mise beaucoup sur le matériel roulant et les avions de l’armée. Ceux-ci, d’après le ministre de la Défense ne peuvent pas transporter plus de huit tonnes chacun par vol. « C’est une tâche qui est assez ardue. Les volumes des dons s’évaluent en tonnes. Vous pouvez vous imaginer que cela va nécessiter une mobilisation de très gros moyens », renchérit le président du comité interministériel.

Pascal Dibamou

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