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Le gouvernement Camerounais en croisade contre le travail des enfants

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Les capacités des membres du Comité directeur de lutte contre le phénomène sont renforcées depuis hier à Yaoundé, sous la houlette du ministre Grégoire Owona. Le mal est grandissant. Le Cameroun comme tous les autres pays du monde a décidé de prendre le taureau par les cornes, pour mettre un terme à toutes les formes d’esclavage, de traite et de travaux nuisibles à la santé physique et mentale des enfants. Surtout que, l’enquête nationale sur le travail des enfants réalisée en 2010, par l’Institut national de la statistique révèle que 27,9% d’enfants de 5 à 17 ans sont astreints aux travaux à abolir.

4,4% effectuent des travaux dangereux et 71% sont exploités dans l’agriculture, la pêche, la chasse, majoritairement en zone rurale. Pour réduire à sa plus simple expression le phénomène, le pays a ratifié toutes les conventions y relatives et s’est engagé à mettre en œuvre, le plan d’action national pour l’élimination des pires formes de travail des enfants. Dans cette lancée, le Premier ministre, chef du gouvernement, a créé en août 2014 dernier, le Comité directeur national de lutte contre le travail des enfants. Les membres, issus de plusieurs administrations, des organisations des travailleurs et de la société civile, ont été désignés.

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Ce sont ces derniers qui participent depuis hier, et ce jusqu’à demain, à un atelier de renforcement de leurs capacités. Atelier conduit par les experts du ministère du Travail et de la Sécurité sociale et ceux du Bureau international du travail, pour qu’ils disposent d’outils nécessaires pour examiner les stratégies de lutte et proposer au gouvernement des mesures concrètes pour éradiquer le phénomène. Avant de laisser place aux travaux hier, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, a rappelé qu’il « est question d’éradiquer le travail des enfants à l’horizon 2017. C’est un engagement international que le Cameroun a pris. Le Comité directeur national qui a été mis en place doit non seulement penser les théories et politiques, mais mener des actions concrètes pour que cette échéance de 2017 puisse être tenue. » D’où l’importance de l’atelier de Yaoundé.

Elise ZIEMINE

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