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Le Gouvernement a lancé la chasse aux « clandos » à Yaoundé

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Les « clandos » ou « Opep » désignent ces cars de transport en commun clandestins, très souvent en piteux état, qui opèrent dans ce secteurs sans la moindre autorisation légale, avec la particularité qu’ils coûtent relativement moins cher sur des distances où très souvent il faudrait emprunter deux taxi pour arriver à destination. Ce sont ces véhicules-là qui sont concernés par la traque organisé depuis ce matin dans la ville de Yaoundé par le Ministère des transports (Mintrans).

En collaboration avec la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN) qui a mis à disposition  300 officiers de police judiciaire pour le bon déroulement de cette vaste opération d’assainissement du secteur des transport publics par car dans le département du Mfoundi, région du centre, le Mintrans entend débarrasser les rues et différentes gares spontanées créés dans toute la ville, de la présences des clandos clandestins comme l’a précisé le Ministre Robert Nkilli vendredi dernier au cours de la réunion avec le Ministère du travail et de la sécurité sociale (Mintss) ; la Dgsn, le Secrétariat d’Etat à la défense (SED) et les syndicats des transporteurs.

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 Contrairement à une rumeur qui a circulé ces derniers jours dans la ville de Yaoundé faisant état de ce que la lutte contre les véhicules clandos vise simplement à laisser la voix libre à la société le Bus en charge du transport de passager dans la ville de Yaoundé, le ministre des transports (Mintrans), le Prof. Robert Nkili, sans se prononcer sur cette rumeur, a tenu à préciser à la Crtv ce 11 mai « je ne demande pas que les clandos disparaissent, mais je demande que la pratique cesse. Tous ces gens, qui apparemment gagne leur vie à partir de ce transport, je demande qu’ils le fassent ouvertement, qu’ils viennent dans les services des transports déposer un dossier en bonne et due forme pour être autoriser à le faire. Tout ce que nous demandons c’est que nos collaborateurs, les forces de maintien de l’ordre fassent leur travail sans état d’âme. Il y a 300 officiers de police judiciaire. Ce sont des fonctionnaires du ministère des transports qui prêteront main forte aux forces de l’ordre pour que justement nos compatriotes qui ne veulent pas respecter les lois et règlements commencent à y réfléchir. Ce que nous ne voulons pas, c’est que l’on mette sur la route, des cars qui n’ont rien à voir avec des « cars ». Nous n’avons pas interdit les cars, au contraire. L’offre de transport, nous voulons que ça grimpe, mais nous voulons que cela se fasse dans la norme, en sécurité ».

Il ne s’agit pas non plus d’ « une lutte contre les pauvres qui veulent simplement se débrouiller pour joindre les deux bouts » comme l’ont martelé certains chauffeurs interpellés ce matin au lieu-dit « Camair », où se situe la gare routière des clandos opérant sur l’axe Yaoundé-Soa, mais simplement d’une opération d’assainissement qui permettra à l’Etat de rentrer dans ses droits (Impôts, taxes, etc.) et aux populations, les grands bénéficiaires, de se déplacer avec plus de sécurité.

Patrick Dongo

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