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Le crédit foncier: théâtre d’un drame passionel

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Un officier de police a abattu sa femme et s’est suicidé vendredi matin au sein de l’immeuble du Credit Foncier.

La famille éplorée

Coup dur pour les membres de la famille Lokombe, réunis samedi matin chez leur sœur aînée, sis à la Montée Jouvence à Yaoundé. Il est question de se concerter et gérer le deuil qui vient de leur tomber sur la tête. Ainsi, autour d’un patriarche, les hommes tiennent tant bien que mal, alors que les femmes éclatent en sanglots de temps en temps. C’est que leur sœur cadette, Lokombe Barbara Bea, épouse Efio, 33 ans, a froidement été abattue la veille par son époux, un officier de police principal en service à la gare voyageur de Yaoundé. Efio Vincent Mesembe, 43 ans, s’est immédiatement donné la mort après avoir tué sa femme. Tous deux étaient originaires de la région du Sud-Ouest.

Les circonstances du drame du Crédit foncier

Le drame est, en effet, survenu vendredi peu après 8h, à l’intérieur de l’immeuble de la direction générale du Crédit foncier du Cameroun (CFC), situé au boulevard du 20 mai à Yaoundé. Selon des témoignages recueillis sur place, Dame Efio Barbara, employée du CFC, a été déposée devant l’immeuble ce matin-là par l’une de ses sœurs. Elle est montée à son bureau (service juridique), en compagnie d’une collègue. Son mari, stationné devant l’édifice depuis un moment, va leur emboîter le pas. A peine les deux dames rentrent dans leur bureau que l’officier de police, en civil, se pointe et demande à sa femme : « Quelle est ta position ? » Elle répond : « Je ne change pas ». La collègue de bureau explique qu’elle s’est rapidement éclipsée pour les laisser discuter en tête-à-tête. Mais à peine a-t-elle franchi le pas de la porte qu’elle entend Barbara crier : « Non, non, pas ça ! » et un coup de feu a retenti. Un deuxième puis un troisième. Dans la famille, l’on rapporte que « Barbara a reçu deux balles, l’une dans la bouche et l’autre dans la tempe ». Son mari a retourné l’arme contre lui-même et s’est tiré une balle dans la tête. Les deux époux meurent sur place.

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Réaction des forces de l’ordre

Alertée, la police débarque et quadrille l’immeuble siège de la CFC. Les membres des familles accourent à leur tour. Mais impossible d’accéder au bâtiment. Des centaines de curieux et la presse ont fait le pied de grue autour de la scène jusqu’à plus de 11 h, lorsque les deux corps ont finalement été sortis et conduits à la morgue de l’Hôpital central, à bord d’un véhicule de police. Le délégué régional de la police judiciaire du Centre a expliqué qu’une enquête est ouverte et donc, aucune information ne peut être donnée pour l’instant.

De séparation en réconciliation

Dans la famille Lokombe cependant, l’un des aînés explique que le couple n’avait pas d’enfants et était séparé depuis trois mois. « En quatre ans de mariage, ils ont toujours eu des scènes de mésentente et chaque fois Barbara partait de la maison, les familles se réunissaient et on réussissait à les remettre ensemble. C’était la quatrième fois qu’elle quittait ainsi son domicile conjugal. Sa sœur aînée qui habite le même quartier l’a recueillie, le temps qu’elle réfléchisse ». Notre source affirme que le dialogue n’était néanmoins pas coupé entre les deux, puisque l’époux rendait visite à sa femme et l’appelait de temps en temps. Mais qu’est-ce qui a déclenché le geste irréparable de vendredi ? Personne pour y répondre. La famille se prépare simplement à enterrer sa fille, « dans la dignité ».

Félicité BAHANE N

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