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Le CNC juge Jean Bruno Tagne, un de ses membres, au conseil de discipline

Jean Bruno Tagne-Cameroun-Lions-Indomptables-CNC

L’institution demande par ailleurs à l’Etat de donner plus d’argent pour améliorer les conditions des journalistes. Il y a deux mois, un enregistrement inédit avait fait irruption sur Internet: Une voix, présentée comme celle du journaliste Jean Bruno Tagne, se livrait à des confidences dans une causerie téléphonique avec son ami et confrère Ernest Obama.

S’inspirant des déclarations entendues dans cet enregistrement, certains journaux avaient publié des articles dans lesquelles ils accusaient le journaliste-écrivain par ailleurs membre du Conseil National de la Communication (CNC), de corruption «parce qu’il émarge à la Fécafoot et au Ministère des sports».

Face à cette accusation grave, le CNC s’était saisi de l’affaire. Pour la manifestation de la vérité, le Conseil présidé par Peter Essoka a mené ses investigations et traduit Jean Bruno Tagne devant le conseil de discipline du CNC.

Au terme de cette procédure, le Conseil National de la Communication a blanchi le Journaliste du Quotidien Le Jour de tout soupçon de corruption.

«Jean Bruno Tagne accusé par les médias d’avoir accepté une prise en charge par la Fécafoot et le Ministère des sports et de l’éducation physique à l’occasion de la couverture pour le compte du journal Le Jour de la phase finale du dernier Mondial de football au Brésil. Le Conseil après avoir entendu le mis en cause, a pu constater qu’il a fait l’objet d’une cabale et d’abus de confiance après s’être laissé  aller à une conversation ouverte avec un journaliste. Au regard de ce qui précède, le CNC a pris acte de ce genre de pratique qui a cours dans les médias pour déplorer cette déliquescence des relations de confraternité» peut on lire dans le communiqué final d’une session extraordinaire du CNC tenue le 13 aout 2015 et publié hier vendredi 21 août.

Le même communiqué rend compte des résolutions prises le 14 août 2015 lors d’une session ordinaire du CNC. Peter Essoka et ses pairs se sont prononcés sur les conditions misérables des hommes et femmes de medias au Cameroun et sur la fameuse tolérance administrative qui serait à l’origine des dérapages notés dans la pratique du journalisme au Cameroun.

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«Concernant la question de la précarité économique des professionnels du secteur des médias eu égard aux conditions de travail auxquelles ils sont soumis par certains patrons de presse, le CNC a recommandé un appui substantiel de l’Etat à l’émergence de véritables entreprises de presse acteur du développement. Au sujet de l’application efficace des décisions du conseil suite à des cas de saisine ou de toute saisine du CNC, le Conseil a rappelé la nécessité du concours des autorités publiques compétentes pour une bonne exécution de ses missions.

A propos de la pérennité de la tolérance administrative entretenue par les pouvoirs publics, au bénéficie des entreprises de communication  audiovisuelle ne remplissant pas les conditions réglementaires de fonctionnement,  le Conseil a recommandé aux autorités administratives compétentes, de faire prévaloir, le stricte respect des dispositions règlementaires en vigueur dans le processus de création des entreprises de communication audiovisuelle. Au regard de ces différentes préoccupations, les membres du conseil ont à l’unanimité convenu d’adopter une stratégie efficace de communication en direction des professionnels des medias, des autorités administratives et de l’opinion publique aux fins de l’explication du statut, des missions, des actions du CNC et de la nécessité de leur mise en œuvre avec le concours des medias, de l’opinion publique et  des autorités administratives compétentes».

Adeline ATANGANA

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