Economie

Le Cameroun veut créer une société de patrimoine dans le chemin de fer

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Le gouvernement camerounais a lancé ce 23 mars 2015, un avis d’appel à manifestation d’intérêt pour la présélection des cabinets, entreprises ou groupements, en vue de réaliser «l’audit de la convention de concession d’exploitation de l’activité ferroviaire sur le réseau de la République du Cameroun». Selon nos sources, ce type d’audit est prévu dans le cadre de la convention de concession signée en 1999 entre l’Etat du Cameroun et le groupe Bolloré via sa filiale Camrail (Cameroon Railways), afin d’assurer aussi bien le suivi que l’évaluation des engagements pris par les deux parties.

Cependant, l’avis à manifestation d’intérêt que vient de lancer le gouvernement camerounais annonce clairement que, cette fois-ci, l’audit envisagé «permettra d’alimenter les travaux en vue de la relecture de ladite convention de concession». Une relecture de la convention qui débouchera, souligne le gouvernement, sur «la création d’une société de Patrimoine de chemin de fer au Cameroun».

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En clair, au sortir de la relecture de la convention de concession du chemin de fer camerounais, telle qu’envisagée par l’Etat camerounais, les activités d’exploitation du chemin de fer (transport des marchandises et des personnes) et celles de la gestion des infrastructures ferroviaires (entretien, maintenance et acquisition des équipements) devraient incomber à deux entreprises différentes.

Au regard des expériences existantes (dans le secteur de la distribution de l’eau potable, par exemple), l’exploitation du chemin de fer devrait incomber à un partenaire privé, tandis que la gestion des infrastructures devrait tomber dans l’escarcelle d’une entreprise publique détenue à 100% par l’Etat.

Pour rappel, Camrail, entreprise du groupe Bolloré et concessionnaire du chemin de fer camerounais cumulera, le 1er avril prochain, 15 ans d’expérience sur le rail camerounais. Camrail y avait notamment remplacé la défunte Régie nationale des chemins de fer du Cameroun (Régifercam), une entreprise publique presqu’en cessation d’activités au moment de la signature de la convention de concession.

Brice R. Mbodiam

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