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Le Cameroun préfère les avions chinois pour leur fiabilité

Avion-Chinois-MA60

Une double polémique est née alors que les deux MA 60 commandés sont prêts à être livrés. Les responsables de AVIC International Holding Corporation, aiment à la rappeler : lors de sa visite d’Etat, en juillet 2011 en Chine, accompagné de la première dame, le président Paul Biya était monté à  bord d’un avion MA 60 chinois. Bien avant cette visite, des négociations avaient été engagées pour l’achat par le Cameroun de trois avions de cette marque.

Entre-temps, explique Xu Bo,  vice-président d’AVIC International, le gouvernement chinois  a décidé de livrer gracieusement un avion au Cameroun à l’occasion de la célébration des quarante ans de la coopération bilatérale.

Mis à  la disposition de l’Armée camerounaise, cet aéronef est entré dans le quotidien des missions des forces nationales de défense.  Son utilité et son efficacité ont été prouvées, pour le grand public, lors des missions de rapatriement de nos compatriotes, ordonnées par le chef de l’Etat, au plus fort de la crise centrafricaine.

Os dans la  noce, une vive polémique a éclaté, ici au pays, alors qu’on attendait la livraison des avions commandées.  Polémique portant sur la fiabilité technique de l’aéronef, pour lequel certains de nos compatriotes n’ont pas épargné le qualificatif de « cercueil volant ». Mais polémique aussi sur le coût des deux appareils jugé excessif, donc sujets à  caution, en comparaison, selon les tenants de cette affirmation, avec des achats faits par d’autres pays.

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Selon l’ambassadeur du Cameroun en Chine, Martin Mpana, qui a participé à la phase technique, mais précise-t-il pas à la phase de  la détermination des coûts, nos compatriotes doivent comprendre certaines choses. Les règles de l’aviation civile internationale sont si rigoureuses qu’il n’est pas possible de laisser voler n’importe quoi. Et ces règles en Chine, selon Xu Bo, vice-président de AVIC International, le sont encore plus. D’après les pilotes camerounais qui auront à  faire voler ces avions, l’examen de passage en Chine est validé avec 80% de points là où les normes et les usages internationaux exigent une note de 75%. Comment s’étonner dès lors qu’on n’entende presque jamais parler de crash aérien en Chine, alors que, nous confie Qui Lijun, directeur adjoint Afrique de AVIC International, on signale dans ce pays-continent, plus de cinquante mille vols par jour. Pour nos pilotes, ceux qui doutent de la fiabilité de cet avion ne le connaissent certainement pas.

En ce qui concerne les sommes arrêtées d’accord partie, elles couvriraient, à en croire Xu Bo, un package englobant le prix d’achat des appareils, la formation du personnels, l’achat d’un lot de pièces de rechange dont un moteur et bien d’autres  services…

MONDA BAKOA

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