Economie

Le Cameroun au carrefour de la croissance

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Afrique Méditerranée Business publie ce mois un hors-série sur les bons points et défis de la vie des affaires locales.

C’est peut-être l’image de ces débrouillards, champions de l’imagination, dans la trépidante et productive capitale économique Douala, qui résume le mieux l’ambition de croissance de ce Cameroun. Afrique Méditerranée Business (AMB), le « magazine des économies et des entreprises émergentes », qui y a consacré un hors-série, le sent : ce Cameroun-là, a tout pour devenir un grand africain, une économie émergente. Il lui reste, pense Zyad Limam, le patron de ce trimestriel fondé l’an dernier en France, à réaliser le « nécessaire bond qualitatif ».

La revue générale de la santé -plutôt bonne- du business au Cameroun ne peut d’ailleurs qu’encourager une telle perspective au profit de l’écrasante majorité de la population qui mérite de récolter les fruits d’une transformation économique largement possible. La voie de l’industrialisation de la production locale de matières premières est celle que l’objectif de croissance commande d’emprunter, selon l’analyse de ce numéro d’AMB qui ausculte en 132 pages un terrain fertile.

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A commencer par les infrastructures. Des routes, des ponts, sont en chantier ou ouverts. Cette toile en développement va densifier un maillage logistique pour les échanges et faciliter la circulation. Le schéma d’évolution peut se dupliquer pour l’énergie, outil capital. En quelques mois, les bases d’une multiplication de la production d’électricité ont été posées. Lom Pangar, Memve’ele, Mekin, la liste des barrages d’hydroélectricité en chantier s’est rapidement allongée. Et si l’on ne parle souvent que du service à venir de ce surcroît de production pour le tissu économique national, Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne, prévoyait en juillet dernier que l’Afrique en profitera également. AMB le confirme en annonçant la possibilité que le Cameroun soit exportateur net d’énergie électrique dans cinq ans !

La dynamique ascendante de l’économie camerounaise est donc réelle et s’observe aussi dans les télécommunications avec la 3G ; la promotion de petites unités agricoles privées plus performantes ; etc. Il conviendrait certainement, pour que la mayonnaise prenne davantage, d’y ajouter les ingrédients des mains et esprits qui font vivre la « spécificité camerounaise ». Dans l’une des nombreuses rencontres avec les gens de l’économie, AMB a demandé à l’un des principaux patrons de patrons, André Fotso, du Groupement interpatronal du Cameroun, ce qu’il convient de faire pour améliorer l’environnement des affaires. Sa réponse : accélérer le rythme des réformes arrêtées par les businessmen et le gouvernement. Accélérer, un mot de la même famille (économique) que croître.

© Jean Baptiste KETCHATENG

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