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Le Cameroun a-t-il des chances face a la Croatie ?

Cameroun-Lions Indomptables

Entame approximative de la compétition du Cameroun. Effectif et choix tactique à polémique, ambiance contrastée au sein de la tanière. Au jeu des pronostics, les Lions restent sur la ligne de démarcation. Entre optimisme, superstitions et spéculations, les Lions peuvent-ils tenir la promesse de l’espoir? 

C’est un coup à jouer en second mais aussi une rencontre décisive. Après la défaite concédée le 13 juin dernier contre la sélection mexicaine à Natal, les Lions Indomptables du Cameroun affrontent la Croatie ce jour. Autant dire que la bande à Eto’o Fils fait face à une sélection relativement en jambe. Malgré sa défaite contre le Brésil, La Croatie avec ses quinze participations en coupe du monde peut toujours jouer de son expérience et même compter sur la fraicheur de ses effectifs pour s’imposer. En face, c’est une sélection des Lions Indomptables probablement rajeunie qui est lancée à l’abordage. Du moins, c’est ce que laissent espérer les blessures d’Eto’o, Chedjou, Makoun et Nguemo… A côté, il reste les choix tactiques de l’entraîneur principal des Lions Indomptables, Volker Finke. Le choix défensif assumé par le coach allemand ayant suscité plus de désapprobation auprès du public et des spécialistes du football. 

Presqu’un regain d’inimitié après la courte pause observée au terme du match amical ayant opposé les Lions à la sélection allemande. Une rencontre qui avait suscité quelque espoir chez les fans de la sélection fanion de football. 
Le film du départ d’Eto’o et ses compères pour le Brésil, lui aussi, est illustratif de l’état d’esprit qui détermine la perception des Lions Indomptables auprès du grand public. Après un match d’au revoir contre la modeste sélection de la Moldavie au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, la bande à Eto’o s’est illustrée par le refus de recevoir le drapeau national. Tout comme le Premier ministre, chef du gouvernement a étonné plus d’un en remettant l’emblème national au sélectionneur allemand, Volker Finke. Des raisons pour nombre d’observateurs de douter de la bénédiction supposée de Yaoundé. 

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Cartes en main 

Le Cameroun a-t-il des chances de remporter la manche face à la sélection croate ? Ancien goleador des Lions indomptables, François Omam Biyick y va par l’affirmative. «Cette équipe peut briller si elle joue sur ses qualités. Si elle se relâche comme elle l’a fait contre l’Allemagne, et s’il n’y a pas de problème dans la tanière.» En bref, si les Lions restent soudés, tout est possible. Tout un autre débat dans un contexte marqué par le clanisme et des intrigues à peine masquées. Consultant en marketing et communication et observateur averti du football, Charles Monguè Mouyèmè relativise. Pour lui, la réponse n’est pas évidente. «Le Cameroun a des chances mais, il faut avoir la lucidité de dire qu’elles sont désormais minces.» En fait, il faut battre la Croatie. A ce jeu-là, les bookmakers ne donnent pas chèr du menu aux Lions camerounais. 

Nonobstant, relativise l’analyste Charles Monguè Mouyèmè, «Le charme du football, c’est justement que des équipes arrivent parfois à déjouer tous les pronostics, Il faut y croire, et tout donner pour n’avoir aucun regret même si le sort ne s’avère pas favorable. Croisons donc les doigts.» 

Reste comme le dit le slogan : «un Lion demeure un lion». Reste aussi faire prospérer le discours séparatiste qui a fait son lit au sein de la sélection fanion mettant en relief des positionnements extra jeu. Et, à propos d’enjeu d’aucuns s’y prennent , à tort ou à raison, à un rappel des troupes pour une «Union sacrée» autour des Lions. Tout à côté, quelques mystiques s’en prennent d’ores et déjà à ce «maudit maillot jaune» qui serait porteur de déveine pour la sélection fanion. Or, en 1984, c’est en maillot jaune qu’Abega et ses congénères remportèrent le trophée de la Can en Côte d’Ivoire. La toute première Can dans l’histoire du football camerounais : triste superstition. 

D’autres moins optimistes ce sont résolument mis à l’apaisement des émotions. En fin de compte, soutient François Omam Biyik, il ne manque rien à l’actuelle cuvée des Lions Indomptables. «Il y a une bonne organisation, un encadrement technique professionnel, l’Etat a mis les moyens dont ils avaient besoin. C’est à eux de prouver le reste.»

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