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LE BADGE A DISPARU DANS LES TAXIS À DOUALA

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Depuis quelques temps, cette fiche de renseignement sur les chauffeurs de taxis se fait de plus en plus rare dans la capitale économique.L’identification des chauffeurs de taxis n’est plus d’actualité dans la ville de Douala. Depuis un certains temps, ceux-ci, malgré l’absence de leur badge d’identification, circulent librement sans aucune inquiétude. Une inspection faite ce mardi 30 septembre dans quelques points de stationnement a permis de faire ce constat.

Le premier arrêt est au lieu dit École publique de Deïdo. Ici, c’est un long rang de taxis qui attendent impatiemment d’être chargés avant le départ. En jetant un coup d’œil dans chacun d’eux, le constat est surprenant. Sur près de douze véhicules présent, aucun ne possède de badge d’identification.

D’après les dires de certains chauffeurs, cet absence est due non seulement au fait que plusieurs d’en eux n’ont pas encore la maîtrise de la ville, mais aussi à cause de la cherté de la constitution du document appelé capacité, nécessaire pour l’établissement du badge. «Je n’ai pas de badge parce que je n’ai pas encore de capacité. La capacité étant le papier qui atteste que j’ai la maitrise de tous les secteurs de la ville. Pour dire vrai je ne peux pas avoir ce document d’ici tôt, parce qu’il faut débourser pratiquement 80.000 Fcfa pour l’établir, somme qui n’est pas évidente à trouver pour un taximan de mon état», confie Amah Cliford.

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Au niveau du rond-point Deïdo, c’est pratiquement la même ambiance. Dans ce secteur, hormis la présence du ticket du plan tarifaire, seuls quelques anciens dans le métier ont dans leur véhicule, le dit badge. «J’ai déjà fait plus de 15 ans dans le métier. Si vous regardez bien, vous allez constater que mon badge est aussi vieux que moi. Ceci parce que je l’ai depuis… Comme le permis de conduire, la capacité et autres, le badge d’identification est une pièce que chaque taximan se doit d’avoir, mais dommage que les jeunes d’aujourd’hui ne réalisent pas son importance», indique François, un taximan.

Selon Edouard Yetchang, le secrétaire général du Syndicat National des transporteurs urbains et interurbains, la disparition de cette pièce d’identité dans les taxis est due au fait que les contrôles routiers ont eux aussi disparu. «Le Directeur général de la sureté national et le Secrétariat d’Etat à la défense (Sed) ont instruit des contrôles permanent de la police, de la gendarmerie et des syndicats sur nos routes. Depuis plus de 3 mois, ces contrôles ont malheureusement été arrêtés à cause du temps qu’il fait. C’est pourquoi ont observe tout ce désordre… », informe-t-il.

Sauf que, au niveau de la police, les dires sont tout autres. «Le Sed et la gendarmerie nationale nous ont ordonné d’arrêter les contrôles mixes, à l’intérieur de la ville.  Ceci jusqu’à nouvel ordre. Les taximen sont conscients de cela, c’est pourquoi ils font ce qu’ils veulent», déclare une source policière.

© La Nouvelle Expression : Bravo Tchundju, stagiaire

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