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Le Bénin emboîte le pas au Burkina Faso

Burkina - Compaore

La «Marche pour la survie de la démocratie» est le nom choisi par l’opposition béninoise pour exprimer son ras-le-bol face au président Yayi Boni. La protestation du Burkina contre Blaise Compaoré a généré une puissante onde de choc qui commence à faire trembler plusieurs dirigeants ouest africains.

Le constat vaut surtout pour tous ceux qui n’ont pas caché leur envie de passer le restant de leurs jours au pouvoir. Le premier à en faire les frais est le président béninois Yayi Boni qui est au pouvoir depuis 2006. Prenant exemple sur les Burkinabés, l’opposition et la société civile béninoises ont massivement manifesté hier dans les rues de Cotonou pour réclamer «la tenue d’élections locales libres et transparentes».

Le président Yayi Boni s’était pourtant prononcé pour un départ au terme de son second mandat. Une décision qui aurait dû satisfaire son peuple. Seulement, les élections locales ne s’étant pas déroulées à la date prévue, la classe politique béninoise a commencé à s’interroger légitimement sur les vraies intentions de Yayi Boni. Surtout qu’il s’était engagé à organiser, d’ici la fin de cette année, les scrutins qui devaient avoir lieu en… 2013.

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En effet, les élections communales et locales ont été officiellement reportées sine die. L’annonce a été faite au début du mois d’octobre après une rencontre entre le chef de l’Etat et les présidents des institutions de la République. Si personne n’avait été surpris, les Béninois s’interrogent en revanche, aujourd’hui (30/10/2014,Ndlr), sur le sort de la prochaine présidentielle et des législatives. Surtout que l’actualisation de la liste électorale permanente informatisée, indispensable pour voter, piétine toujours. D’où d’ailleurs le mécontentement actuel. La «Marche pour la survie de la démocratie» est donc le nom choisi par les protestataires pour exprimer leur ras-le-bol face à ce blocage intégral.

La protesta est menée par une trentaine de partis d’opposition, de syndicats et d’organisations de la société civile. Ses représentants ont été reçus, lundi soir, par le ministre chargé des Relations avec les institutions, en présence de ceux de l’Intérieur et de la Défense. Une tentative, sans doute, pour dissuader l’opposition de mettre à exécution sa menace de grève. De son côté, celle-ci compte sur cette démonstration de force pour contraindre le pouvoir béninois à ouvrir un dialogue sur des propositions concrètes. Mais d’après eux, «il n’y a eu, jusqu’à présent, que des manœuvres dilatoires».

© Source : El Watan

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