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L’artiste K-Tino décide de fonder sa propre église à Libreville

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Convertie depuis peu à la religion chrétienne, confession pentecôtiste, l’ancienne bombe érotique du bikutsi envisage de fonder sa propre église dans la capitale gabonaise où elle vit avec son mari.

Invitée cette semaine sur les antennes de la Radio Dunamis à Yaoundé, celle qui se faisait appeler La Femme du Peuple a indiqué qu’elle voulait désormais porter le nom de Mama Katy. «Le No, ce n’est plus moi», a-t-elle ponctué. «Je suis la Femme du Peuple de Jésus».

Parlant haut et fort, hurlant presque, et citant des passages bibliques, c’est une femme résolument pleine d’assurance qui a décidé de fonder sa propre église dénommée Cité Céleste. Et ce n’est aucunement pour se faire de l’argent:  «Dieu m’a donné la prospérité, la longévité… J’ai des terrains à Yaoundé. Si c’est pour l’argent, j’ai refusé de jouer à Carrossel pour 4 000 euros; je ne veux pas aller porter la saleté là-bas».

Cette église devrait avoir sa base à Libreville au Gabon. Elle y vit aux côtés de son mari Vincent Assou avec qui elle convola en 2007. «Mon mari viendra au Cameroun, annonce-t-elle. D’abord sa maman est de Sangmelima. Nous sommes mariés légalement».

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«SORCELLERIE A YAOUNDE»

Sur le contenu de son engagement, l’ancienne égérie d’un bikutsi aux accents érotiques explique : «J’ai eu un cancer ; Dieu m’a guérie, il m’a enlevée. Dieu m’a choisie comme il a choisi Moïse. Si Jésus m’a changée, il peut les changer. J’invite ma famille Tsinga et Mvog Ada à se convertir».

Et de poursuivre par ces quelques révélations: «Il y a quelque chose qui se passe à Bastos qui doit s’arrêter. Le Seigneur m’a révélé la sorcellerie: il y a un grand arbre qui contrôle. Les arbres vont aller aujourd’hui et Yaoundé va prendre sa vraie forme».

De son vrai nom Catherie Edoa Nkou, âgée de 48 ans, avait décidé de suivre Jésus-Christ par le truchement de l’église «Va et Raconte» de Tsala Essomba en 2013.

Cela créa un électrochoc dans l’opinion qui apprécia diversement le retournement d’une célébrité à qui l’on doit les albums  «Ascenseur» (1991), «Thermomètre», «Casser bambou» (1995), «La petite Adeda» (1998), «Ekobo», «Viagra», «Ekargator», «La queue de ma chatte», «Gueguene» (2009), «Atacho» (2010).

ARTHUR BILOUNGA

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