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L’armée américaine bombarde par erreur un hôpital MSF

MSF

Le bombardement de l’hôpital de Médecins sans Frontières (MSF) dans la ville afghane de Kunduz, qui pourrait être un raid américain, a provoqué la mort de 19 personnes et se serait poursuivi 30 minutes après que l’ONG a averti Washington que l’établissement était touché.

Le centre de soins de Médecins sans Frontières (MSF) à Kunduz, ville afghane reprise aux talibans par l’armée, a été « fortement endommagé » par un bombardement nocturne qui a tué au moins douze membres du personnel et sept autres personnes, un drame qui « pourrait avoir » été engendré par une frappe américaine. Plus de 30 membres du personnel sont également portés disparus à la suite de cette frappe, a précisé MSF samedi.

Selon l’association, le personnel de MSF a prévenu les États-Unis de l’erreur de ciblage, mais les avions américains auraient continué à bombardé le site pendant trente minutes. Un dysfonctionnement qui pourrait bien transformer ce drame en incident diplomatique majeur.

Cette frappe aérienne est « inexcusable » et « possiblement criminelle », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein. Ce dernier a appelé samedi à une enquête approfondie et transparente, relevant que « si elle est reconnue comme délibérée par la justice, une frappe aérienne sur un hôpital pourrait constituer un crime de guerre ».

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« Dommages collatéraux »

Au moment du bombardement, 105 patients et 80 membres du personnel, des Afghans et des étrangers, étaient présents dans le centre de soins. Selon l’Otan, dont les frappes aériennes ont soutenu l’armée afghane dans sa contre-offensive à Kunduz, une frappe américaine a été menée pendant la nuit contre des « personnes qui menaçaient les forces de la coalition » et elle « pourrait avoir engendré des dommages collatéraux dans un centre médical qui se trouvait à proximité ».

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