L’ancien Lion Indomptable a acquis il y a quelques années un terrain de plusieurs hectares à Mbankolo, en dessous de l’hôtel Mont Fébé, seulement l’acte de vente vient d’être annulé par une décision de Justice.

Selon le journal Kalara de ce lundi 24 août 2015 «entre 2003 et 2004, Salomon Olembé Olembé acquiert trois parcelles de terrain issus du titre foncier appartenant à M. Mebenga».  Les ennuis de l’ancien lion indomptable  commencent  7 ans plus tard  lorsqu’un arrêté du ministre des Domaines et des affaires foncières pris le 12 septembre 2011, décide du retrait du titre foncier établi au nom de Luc Belmond Mebenga Essama Alima.

Cet homme, chef du quartier Oliga à Mbankolo dans la ville  de Yaoundé n’est autre que celui qui a vendu les parcelles de terrain à Salomon Olembé et plusieurs autres personnes. Le problème, le retrait du titre foncier à M. Mebenga Essama entraine la nullité de l’acte de vente qu’il a passé avec ses clients parmi lesquels le footballeur professionnel.


Pour s’opposer à cette décision, Salomon Olembé Olembé introduit un recours en annulation de cet arrêté du ministre, le 29 avril 2014 auprès du Tribunal administratif de Yaoundé.  Après un nouvel échange d’arguments entre les différentes parties, le collège de juges présidé par Nguimoult Jean Paul a rendu son verdict. Le recours de M. Olembé a été déclaré irrecevable, les juges ayant estimé que salomon Olembé Olembé n’avait pas qualité pour introduire ce recours auprès de la juridiction, rapporte le journal.

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A en croire le journal, le litige foncier remonte à plus de 18 ans. A la base, il existe un terrain d’une superficie de 16 hectares à Mbankolo. Il appartient à une collectivité dont fait partie le nommé Zibi Fouda. Le 11 octobre 1998, ce dernier décède sans enfant mais laisse une veuve. Une procédure est alors  ouverte  devant le Tribunal de premier degré de Yaoundé et le 29 juillet 1999, un jugement d’hérédité est rendu, faisant de la veuve de Zibi Fouda, à la fois usufruitière et héritière de son défunt mari.

Seulement, Luc Belmond Mebenga Essama Alima qui était pourtant  à la tête du conseil de famille au cours de la procédure va s’opposer à cette décision de justice et demander à être désigné héritier de son défunt oncle, M Zibi Fouda. Il sera débouté à plusieurs reprises. Malgré ces échecs, M. Mebenga se rend auprès du conservateur foncier afin d’être aligné en lieu et place de M. Zibi Fouda parmi les propriétaires du titre foncier mère de la collectivité, soit plus de 16 hectares de terrain.

Sur la  base  d’un faux acte notarié d’un  testament imparfait, il entreprend de vendre les parcelles de terrain à ses clients. Le 18 avril 2005, le tribunal annule le «testament imparfait». Dans son recours, révèle le journal M. Olembé s’est dit surpris de constater qu’au moment  de se faire délivrer des certificats de propriété sur ces parcelles, lesdits certificats portaient la mention «titre foncier annulé».

Pour le procureur général du Tribunal administratif «Salomon Olembé qui  était bénéficiaire d’un morcellement, s’est retrouvé sans titre foncier. La seule action possible doit être contre son cédant, M. Mebenga pour réclamer le remboursement de ce qu’il a payé».

Béatrice Kazé