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L’agenda caché des attentats à travers le monde

Attentats

Quel rapport y a-t-il entre les attentats du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis, ceux du métro de Londres en 2007, ceux de Bamako, Ouagadougou, d’Abidjan, d’Istanbul, Paris, Bruxelles, Nice, Munich, Jakarta ou de Sagamihara près de Tokyo en 2016 et ceux des semaines et mois qui viennent ? Avant de répondre à cette question, posons-en nous une autre : Pourquoi un groupe terroriste tel que l’Etat Islamique que tout le monde accuse de presque toute cette violence aurait-il la folie de s’attaquer à tous les pays du monde au même moment ? Pourquoi se mettre à dos les services de sécurité du monde entier ? 
 
L’Etat Islamique n’est pas composé d’enfants de cœur, nous le savons. Si ces terroristes étaient capables de commettre toutes ces atrocités, ils le feraient sans hésiter comme ils l’ont fait ailleurs. Il est même fort probable qu’ils soient directement responsables de certains d’entre eux… avec un petit coup de main.
 
Aucune organisation terroriste ne peut fonctionner de façon durable ou efficace sans le soutien d’entités gouvernementales. Ces organisations ont besoin de financement, de soutien logistique, de facilités dans le transfert de grandes sommes d’argent, de caches d’armes et appui local, de base-arrière pour se cacher et s’organiser, de matériel électronique pour les opérations. Disons-le  simplement, aucune organisation terroriste ne peut atteindre la capacité opérationnelle globale que l’on prête à l’EI, sans le soutien d’un gouvernement, à travers les services de renseignement. Rappelez-vous qu’on soupçonnait déjà certains services de renseignement d’avoir créé l’EI.

#BanquesCentrales Pourquoi certains services de sécurité s’y mettent eux-mêmes ? Des membres du FSB, le service de sécurité russe ont été accusés de poser des bombes à Moscou dans les années 90 probablement pour accuser les tchétchènes. Selon www.planetprison.com, des soldats des forces spéciales britanniques, les SAS, ont été arrêtés en Iraq en 2005, habillés en Arabes, essayant de commettre des actes de terreur dont le but était d’entretenir des tensions intercommunautaires dans ce pays. La BBC elle-même raconte que la voiture de ces soldats était bourrée d’explosifs, de fusils d’assauts, de mitraillettes, d’armes anti-char qui constituent l’équipement standard des SAS sur les terrains d’opération.

Pourquoi les gouvernements qui ont souvent des informations ne font pas grand-chose pour les éviter ? Par exemple, il est connu aujourd’hui que le gouvernement américain avait reçu de la part des services de renseignements allemands, français, néerlandais et Russes, des informations sur les attaques du 11 Septembre 2001. Ils n’auraient pas fait grand-chose pour éviter la catastrophe qui a servi de prétexte à l’invasion de l’Iraq, de l’Afghanistan et la croisade contre le terrorisme. Les récentes révélations de Sandra Bertin sont troublantes ;  elle dénonce la pression exercée sur elle par le ministère de l’intérieur français dans une tentative de manipulation de son rapport sur l’attentat de Nice. Dans son rapport, elle a noté d’après les surveillances vidéo la curieuse absence de la police nationale dans un si grand attroupement d’hommes, de femmes et d’enfants le jour de la fête nationale française.
     
Cette curieuse façon d’agir n’est pas nouvelle. Déjà dans les années 80, certains pays Occidentaux ont utilisé des mouvements d’extrême-droite pour mener des attaques terroristes dans des pays tels que l’Italie ou le Portugal. Le but des actes terroristes de l’opération GLADIO, était de procéder à une reconfiguration politique selon leurs intérêts. En Allemagne dans les années 30 et 40, pour justifier l’exécution de ses opposants politiques, Adolf Hitler a fait bruler le parlement allemand par un de ses lieutenants du nom d’Herman Goering. Il a de la même façon, lorsqu’il a voulu attaquer la Pologne, fait habiller des soldats allemands en polonais pour attaquer un poste-frontière allemand, justifiant ainsi sa déclaration de guerre.

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La grande question c’est quel intérêt ont les gouvernements à faire du mal à leurs populations ? Cette question peut nous paraitre répulsive dans son essence même, parce ce que nous pensons différemment de ceux qui gouvernent. Ils appartiennent déjà pour la plupart à des sociétés secrètes auxquelles ils font une allégeance plus ferme que celle qu’ils font à leurs peuples. Ils obéissent ainsi à une logique différente et travaillent pour une vision du monde telle que les élites financières du monde l’ont définie : Celle d’une dictature globale dirigée par les élites financières à travers leurs subalternes dans le monde de la politique, du commerce, de l’éducation, des affaires etc. …. Cette dictature appelée le Nouvel Ordre Mondial a déjà été évoquée par de nombreux auteurs tels qu’Edward Griffin, David Icke ou Foster Gamble, auteur du documentaire Thrive : Mais Que Faut-il Donc Pour Prospérer? en ont déjà parlé.

Lorsque les Maitres du Monde veulent faire avancer un agenda, ils utilisent des émotions qui peuvent être la peur, l’outrage face à la sauvagerie de certains actes, ou la colère. Les attentats terroristes de ces jours-ci contribuent donc à l’avancement de l’agenda des maitres du monde. Ils créent par la violence un climat social et politique favorable à la suppression de l’espace démocratique et de liberté au nom de la sécurité. Les peuples choqués et apeurés par l’insécurité globale qui n’épargne même pas les enfants, tombent dans ce guet-apens émotionnel, tète basse.

Il faut dire ici que ce n’est pas toute la classe politique de ces pays qui fait partie de ce complot. Les maîtres du monde ont placé leurs agents à des postes-clés dans les administrations de ces pays. Une partie de l’appareil sécuritaire de ces pays échappe d’ailleurs au contrôle des élus et prend des ordres directement des sociétés secrètes. La décision d’assassiner un ministre, un député ou une personnalité de premier plan en France ou aux USA ne se prend pas forcément à l’Elysée ou à la Maison Blanche. Il ya bien d’événements que les hommes d’Etat après-coup comme nous. Même quand ils comprennent ce qui se passe, que peuvent-ils y faire ? Les événements les obligent à suivre un agenda qu’ils n’aiment pas forcément.

En France par exemple, le président Hollande envisageait la levée de l’état d’urgence lorsque l’attentat de Nice est venu imposer sa prorogation. Il travaille déjà aussi à une augmentation des budgets des forces de sécurité et de l’armée et d’autres mesures de « lutte contre le terrorisme ». Au niveau Européen, on évoque déjà la constitution d’un service de sécurité continental, une sorte de FBI européen, la constitution d’une armée européenne. Au niveau mondial, on peut s’attendre à d’autres attentats, puis à une conférence internationale sur le terrorisme dont les décisions vont accélérer la constitution d’Etats policiers dans des pays qui furent démocratiques, réduire les libertés publiques, augmenter le contrôle des transactions financières, les surveillances électroniques, au nom de la sécurité, la fin d’internet tel qu’on le connaît.

Le recours à la violence n’est qu’un moyen tactique dans la réalisation des objectifs stratégiques. Au nombre de ces objectifs stratégiques, l’on peut citer le contrôle de la finance internationale  au travers de banques centrales. Les agressions de l’Afghanistan et de la Libye ont débouché sur la récupération de leurs banques centrales respectives par les financiers internationaux. Il vous souvient que la banque centrale de Benghazi est créée exactement au même moment que Kadhafi  se fait assassiner aux environs de Syrte. Aujourd’hui, l’Iran, la Corée du Nord et la Syrie sont trois des rares pays à garder le contrôle de leurs banques centrales, ceci explique en partie l’acharnement dont ils font l’objet. Si les 2 premiers n’ont pas encore été attaqués militairement, c’est à cause du lourd prix à payer que cela implique.

Le contrôle des ressources naturelles en est un autre, d’ où la coïncidence entre les lieux où pullulent les ressources naturelles stratégiques, et l’éruption des groupes terroristes.

Concluons en demandant aux dirigeants africains de devenir sérieux et de cesser d’être la risée du monde entier comme ils ont réussi à l’être un fois de plus au terme du dernier sommet de l’Union Africaine. Dans le monde des relations internationales, la faiblesse la mendicité et l’indécision sont fatales, seuls la force, la détermination et l’affirmation inspirent le respect. Tant qu’ils ne s’imposeront pas la discipline de comprendre comment le monde fonctionne vraiment, on ne peut espérer sortir l’Afrique de sa position de victime.

Il leur faut dans l’immédiat renforcer la sécurité du continent, rejeter toutes les offres d’aide exogènes de « lutte contre le terrorisme ». Ces aides ne pourront résulter, dans les villes, de préférence les capitales qu’à plus d’actes de violence.

Gabriel Makang

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