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L’Afrique centrale fait front commun contre la Cybercriminalité

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Une réunion sous-régionale pour lutter contre la Cybercriminalité se tient depuis mardi à Yaoundé.

Le contexte actuel suffit pour justifier la mobilisation des pays de l’Afrique centrale contre la cybercriminalité et le cyber-terrorisme. Le réseau des technologies de l’information et de la communication est ouvert et les pirates constituent des loups dans la bergerie.

A partir des outils informatiques, ces cybercriminels pillent des comptes bancaires, volent des identités numériques et commettent des exactions au nom des propriétaires. Y passent aussi des usurpations, la pornographie juvénile et autres forfaits. Sur la toile,les cybercriminels présentent plusieurs visages. Ce sont des ex-employés qui désirent se venger contre leurs employeurs, des entreprises qui espionnent les activités des concurrents, des étudiants qui éprouvent les nouvelles technologies. Sur le plan politique, les attaques sont nombreuses inspirées des TIC et se manifestent par des crimes, des guerres, etc. Des indices existent qui montrent que la situation est grave. Il s’agit des indices financiers, mais aussi techniques et sociologiques, souligne Marcel Ambiana Belingue, représentant de la Commonwealth Télécommunications Organisation à ce forum. « L’impact n’est pas encore chiffré, les données sont encore en train d’être rassemblées, mais les dommages sont estimés à plusieurs milliards de dollars par an », explique-t-il.

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Si l’Afrique centrale n’est pas la région la plus touchée, du fait de la fracture numérique, il convient de prendre à temps, le taureau par les cornes et empêcher que la fracture numérique d’aujourd’hui devienne la fracture cyber-sécurité demain. Et la tenue de ce premier forum sous-régional s’inscrit dans une démarche de réflexion et d’échanges visant à promouvoir une vision commune de la cyber-sécurité en Afrique centrale. Il est également question de renforcer les stratégies de lutte et de prévention dans un contexte de migration des populations d’un pays à l’autre.

Le cadre juridique et réglementaire et la chaîne judiciaire sont présentés comme les meilleures armes contre la cybercriminalité. Les lois doivent exister certes, mais aussi des appareils modernes pour traquer les cybercriminels. L’enjeu est que l’espace du cybercriminel n’est pas circonscrit. Il peut être en Alaska et opérer à Port-Gentil ! D’où la nécessité d’une coalition sous-régionale mais aussi mondiale.

Jeanine FANKAM

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