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Lady Ponce refuse de juger K-Tino sur sa récente conversion

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La chanteuse a profité d’une rencontre hier avec des journalistes culturels de la «Carnac» pour évoquer ses projets.

Vous êtes actuellement en plein dans l’organisation de «La semaine de la femme en diamant» qui se tient en mars prochain. Qu’en est-il concrètement?

Ce concept découle du constat selon lequel il n’y a pas un festival exclusivement dédié à la femme dans la ville de Yaoundé. A Douala, dans le cadre de la foire musicale artistique industrielle et commerciale (Fomaric) que promeut l’artiste Nkotti François, il y a des spectacles musicaux animés par des voix de femmes. A Yaoundé, tel n’est pas le cas. Aidée de mes collaborateurs, j’ai de ce fait pensé à un concept qui met en valeur la femme, celle qui excelle dans des secteurs d’activités souvent négligés. Et dans le cadre de cet événement qui se tiendra du 1er au 9 mars prochain à l’esplanade du stade omnisports de Yaoundé, nous allons primer la meilleure dans la braise du poisson, dans la conduite de taxi, dans la couture, la cuisine etc. Il y aura des stands où des bayam-sellam (revendeuses) pourront exposer leurs produits.

K-Tino qui fait partie de vos modèles dans la chanson a récemment fait un grand déballage sur les pratiques qui ont cours dans le monde de la musique pour accéder à la gloire. Qu’en dites-vous ?

Je ne suis pas Dieu pour oser juger K-lino. Je ne connais non plus les raisons pour lesquelles elle s’est publiquement confiée. Mais je pense qu’avant elle, il y a eu de nombreux artistes musiciens à succès qui n’ont pas eu à se compromettre. Croire que le succès rime avec des pratiques peu orthodoxes, c’est croire que le travail ne paye pas, que le talent n’existe pas, que Dieu n’existe pas. En ce qui me concerne et je l’ai toujours dit, je suis un miracle de Dieu. Je ne connais pas les pratiques dont parle K-Tino. Je suis d’ailleurs issue d’une famille chrétienne où la prière à 5 h du matin était de rigueur. Je ne saurais aujourd’hui me tourner vers des pratiques occultes au nom de la gloire. Quant à savoir si j’ai été approchée par des promoteurs de ces pratiques, je dirais que pour l’être, il faut au préalable prêter le flanc.

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Parlons d’inspiration. D’où vous vient la vôtre?

De tout. Elle peut naître d’une colère, d’un coup de cœur pour une personne, bref, d’une émotion forte. Et je dois dire que je n’ai jamais écrit un texte de chanson avec un stylo. Mes couplets, mes refrains, je les travaille dans ma tête. Je les modifie à ma guise dans ma mémoire puis les tests en musique se font en studio avec mon équipe de musiciens. Et ma défunte mère qui était une très grande chanteuse et compositrice m’a toujours confié qu’une chanson doit avoir une amie, elle doit pouvoir susciter une vive émotion au compositeur pour qu’elle parle à d’autres.

Depuis peu, vous privilégiez la stratégie du single à celle de la sortie d’albums proprement dit. Pourquoi cette option qui pourrait laisser vos fans sur leur faim ?

J’opte pour la sortie du single parce qu’avec cette tactique, je peux assurer la promotion tant à l’échelle nationale qu’internationale. Mes moyens financiers ne me permettent pas de suivre la promotion d’un album de 12 titres étant donné que je m’auto produis à travers ma maison de production «Etablissement Nna». Par contre, si un producteur m’assure un suivi sérieux et professionnel pour un album d’une dizaine de titres et suivant mes conditions, je suis prête à travailler avec lui.

Comment est née la collaboration musicale avec Koffi Olomidé ?

Koffi est un grand frère à moi. Nous étions depuis longtemps en contact et à plusieurs reprises, il m’a dit qu’il appréciait mon travail. Et quand l’occasion s’est présentée pour que nous puissions travailler ensemble, je n’ai pas hésité, d’autant que si cette fusion musicale rumba congolais-bikutsi peut m’ouvrir des portes, pourquoi pas? Si à travers lui, je peux intéresser ses nombreux fans au bikutsi et à ce que je fais, ce n’est qu’avantageux.

MONIQUE NGO MAYAG

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