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La société civile demande au président Biya de « Tourner la Page » !

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C’est le Palais des sports de Yaoundé, au cœur de la capitale politique camerounaise qui sert de cadre au lancement de la campagne « Tournons la Page » au Cameroun.

Rassemblées depuis lundi, 14 septembre 2015, les organisations appellent le chef de l’Etat camerounais Paul Biya, 33 ans au pouvoir, à une « Alternance pacifique pour la transition démocratique au Cameroun ».

La campagne est un mouvement citoyen transcontinental constitué des Organisations de la société civile Africaine et Européenne, rassemblant au-delà des clivages politiques, éthiques ou religieux, différentes familles d’acteurs (associations, syndicats, étudiants, intellectuels…). D’après Jean-marc Bikoko, président de « Dynamique Citoyenne » : « la campagne entend contribuer à la consolidation d’une dynamique de mobilisation citoyenne pour la défense de la démocratie dans les pays d’Afrique subsaharienne d’une part et de mettre un terme à la confiscation du pouvoir et promouvoir le respect des règles et principes démocratiques d’autre part ».

Le président de « Dynamique Citoyenne » a indiqué, lundi, au correspondant de Le point Afrique que : « la tâche est lourde. Les autorités administratives au Cameroun répriment toute action d’expression et de mobilisation publiques des forces sociales ; faute d’une véritable Commission Électorale Indépendante(CENI), « Elections Cameroun »(ELECAM) est chargé de la gestion des élections depuis 2006, mais elle est composée en majorité d’anciens militants du parti au pouvoir…Un parti qui domine aussi les deux chambres du Parlement (Assemblée Nationale et SENAT) ».

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Les représentants des organisations de la société civile lancent une mobilisation sociale à travers des conférences et débats publics pour « faire sauter le verrou de la confiscation du pouvoir ». Jean-Marc Bikoko
a rappelé lundi, à l’ouverture de l’atelier de lancement de la campagne « Tournons La page »au Cameroun, que : « Douze familles aujourd’hui au pouvoir en Afrique l’étaient en 1990 ».

Au Cameroun comme dans plusieurs pays du continent, les membres de « Dynamique Citoyenne » observent que : « les présidents en poste, atteints par la limite d’âge ou de mandats sont tentés de reformer la constitution pour rester au pouvoir ». Dans ce face-à-face avec le pouvoir, les populations prennent parfois de gros risques .C’est la peur institutionnalisée et personne n’en parle.

La société civile camerounaise appelle la communauté internationale, l’Union Africaine, Européenne et leurs Etats membres à prendre clairement position contre toute modification constitutionnelle de convenance ;à reconnaître les modification constitutionnelles de convenance passées comme de véritables « coup d’Etat », et amener les pays concernés à revenir au principe d’une limitation de mandats.

Nestor Nga Etoga

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