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La Sanaga coulera dans les robinets à Yaoundé dans trois ans

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Le Minee a effectué mardi une descente sur les différents sites devant abriter les stations et autres usines de traitement. Depuis 2009, les pouvoirs publics œuvrent sur un projet de production d’eau potable à partir du fleuve Sanaga, afin de satisfaire la demande de plus en plus forte de Yaoundé.

Le besoin actuel est estimé à plus de 315 000 m3/jour et devrait atteindre les 400 000 m3/jour d’ici un an. Alors qu’à ce jour, la production cumulée de l’usine d’Akomnyada, adossée sur le fleuve Nyong (100 000 m3/jour) et celle de Nkolbisson, à partir de la Mefou (50 000 m3/jour) est de 150 000 m3/jour. En prenant en compte le projet en cours, du renforcement de l’usine d’Akomnyada, d’ici fin 2015, Yaoundé ne recevra que 185 000 m3/jour. Ce qui fera un déficit de production de l’ordre de 200 000 m3/jour, voire plus. Il était donc important d’accélérer le projet Sanaga, qui devrait, à terme, apporter à Yaoundé et ses environs 300 000 m3/jour, extensible à 400 0003/jour.

Les choses ont effectivement bougé, notamment le 29 janvier dernier, avec la signature de convention de financement du projet Sanaga entre le gouvernement et Eximbank-China. L’on se souvient alors que c’est depuis le 30 avril 2014 qu’un décret du président de la République habilitait le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), à signer avec Eximbank of China un accord de prêt de 798 000 000 de dollars, soit près de 400 milliards de F pour la production d’eau potable à partir du fleuve Sanaga. Concernant la contrepartie camerounaise qui regroupe les 15% du coût des travaux, les prestations du maître d’œuvre et la prime d’assurance, d’un montant global de 100 milliards de F, le gouvernement à travers le Minepat s’emploie à mobiliser ces fonds dans les meilleurs délais.

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Entre-temps, sur le terrain, les travaux sont lancés. Constat fait hier par le maître d’ouvrage de ce grand chantier, Basile Atangana Kouna, ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee). Il s’est rendu tour à tour sur les rives du fleuve Sanaga à Nachtigal où 4 ha de terre ont été retenus pour la construction de la station de prise d’eau. Puis, à Emana-Batchenga, sur un site de 15 ha retenu pour la réalisation de l’usine de traitement de l’eau. Et enfin, à Nkometou III, où verra le jour la première station de reprise d’eau potable.

Selon le Minee, « le projet a véritablement démarré. D’ici deux à trois semaines, les populations à déguerpir seront indemnisées, puisque les fonds sont déjà mobilisés. En même temps, les engins sortiront du port de Douala où des directives de facilitation ont été données par le ministre des Transports ». Bref, assure Basile Atangana Kouna, tout est prêt pour la pose de la première pierre du chantier qui devrait se dérouler sur trois ans. A terme, Yaoundé et ses environs (Monatélé, Soa, Batchenga, Ntui, etc.) sont promises à une autonomie en eau potable d’au moins 30 ans.

Félicité BAHANE N

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