Arts'Plastiques

La question tribale et la politique au Cameroun

question-tribale-et-la-politique-au-cameroun

La question tribale fait partie des sujets embarrassants que ne désirent guère aborder, de manière franche, les Camerounais. Tous dénoncent le tribalisme, mais, dans le même temps, ne se privent pas de le pratiquer.

Pis encore, un grand nombre d’entre eux fait de la politique sur des bases tribales, mais, ne l’avoue guère. Ce sont plutôt les autres qui le font. Tout ceci aboutit au fait que l’on entend régulièrement, « le pouvoir beti », « les X ne peuvent jamais prendre le pouvoir dans ce pays », « il est préférable que le pouvoir retourne aux Y, eux au moins ont, de manière naturelle, le sens de l’autorité et du commandement ». « Les Z ? Jamais de la vie, qui sont-ils, ils sont même d’abord combien, des fainéants comme ça ? ». « Les M ? Quoi ! Ils veulent tout avoir, l’économie, et le pouvoir en plus, jamais ! ». « On nous a lésés dans ce gouvernement, les A qui n’ont apporté que X voix seulement au RDPC se retrouvent avec tel ministère, tel autre ministère, telle et telle société d’Etat, et gèrent, au total, un budget de N milliards, c’est injuste ». « Ils se plaignent ? Et nous alors, le soutien naturel du régime, on a eu quoi ? » « Ils ont combattu pour l’indépendance plus que qui ? ». On entend également : « allez casser ailleurs, pas ici », « nous traiterons vos enfants ici comme vous traiterez les nôtres chez vous ». « Cette école est la nôtre, vous avez les vôtres chez vous, elle est destinée à nous faire rattraper notre retard  ».

Extraits

(…)     On ne le stigmatisera jamais assez, et les bénéficiaires de cette politique le savent fort bien, « l’équilibre régional » planifie l’intelligence, la nivelle, par le bas. Les meilleurs en sont automatiquement victimes. Pour peu que cinq lumières proviennent d’une même région, deux, voire trois, parmi elles, seront éliminées, au profit de médiocres d’ailleurs. 
     L’objection des Camerounais, face à cette évidence, est connue : 1/- le nombre élevé de membres de certaines communautés accroît, de manière automatique, la quantité de « meilleurs » de celles-ci ; 2/- la corruption qui sévit au Cameroun est telle que, certaines communautés se retrouvent, curieusement, toujours avec un nombre supérieur de « meilleurs ». 
     Sans désirer se lancer dans quelle que polémique que ce soit, il importe, malgré tout, de relever certaines évidences : 1/- l’intelligence n’est point liée au nombre ; la quantité de savants d’origine juive est impressionnante, bien que les Juifs ne soient pas particulièrement nombreux sur terre ; 2/- il faudrait rechercher les causes du « retard » de certaines de nos communautés nationales dans le propre passé de celles-ci, dans leurs mœurs actuelles, leur histoire personnelle ; pourquoi, au 20ème siècle, certaines d’entre elles continuaient-elles à pratiquer l’anthropophagie  (le fait de manger de la chair humaine) ; pourquoi, au 21ème siècles, certaines d’entre elles continuent-elles à ne pas comprendre l’importance de l’école, le rôle de l’école comme ascenseur social ; pourquoi, certaines d’entre elles, continuent à brimer leurs filles au point de les marier à l’âge de 8 ans ;  pourquoi certaines d’entre elles continuent-elles à pratiquer l’esclavage au 21ème siècle ? 
    La réponse à toutes ces questions, plutôt que de se draper dans la « préservation de la culture », fournirait, à n’en pas douter, des réponses satisfaisantes aux  objections que soulèvent les uns les autres.

(…)  
    La deuxième faiblesse de la politique de « l’équilibre régional » est, tout naturellement, son incapacité à véritablement « équilibrer régionalement » tout le Cameroun. En effet, pourquoi n’« équilibrer » que les régions, et pas les départements, les arrondissements, les villages au sein des régions, et pourquoi pas de tout le pays ? Cette politique s’arrête bel et bien en cours de route, et c’est pourquoi elle est suspecte. Les innombrables Camerounais qui crient à « l’injustice régionale », demeurent curieusement sans voix devant le « déséquilibre » qui se produit à l’intérieur de leurs propres régions. Ce sujet leur est totalement tabou. Quiconque ose le soulever, se voit aussitôt considéré comme un traître, un judas qui dévoile les faiblesses, les inégalités, les injustices locales. Face aux Fulbé, tout « Kirdi » qui osait s’insurger, sous Ahidjo, contre le mauvais traitement qui leur était réservé, était un homme à abattre. Le ministre Vroumsia Tchinaye, un « Kirdi » bon teint, avait commis la maladresse de remettre, en sa qualité de ministre de la fonction publique, en cause cette politique, au cours d’une cérémonie de remise de diplômes de l’ENAM. Toute l’assistance s’était sauvée, et le ministre Sadou Daoudou, un Fulbé bon teint, lui avait arraché le micro et avait poursuivi la cérémonie, malgré le fait que les fauteuils étaient déjà vides. Peu de temps après, il avait été retrouvé mort dans son domicile, à la suite d’une audience d’explications qui aurait été houleuses avec Ahmadou Ahidjo.  
     De même, sous Paul Biya, nul ne s’émeut des « déséquilibres » flagrants qui existent entre les départements d’une même province, tout comme entre les arrondissements d’un même département. Nul n’ose véritablement évoquer cette question. Les fameuses « élites » camerounaises, si promptes à crier à la marginalisation de leurs régions à la suite d’une nomination, ne posent guère ce problème, au sein de celles-ci. Et pourtant, ce même « déséquilibre » y est permanent.
     Les « montagnards » kirdi du Mayo-Sawa se plaignent ainsi :     «… Pourquoi la sous représentativité des montagnards dans la haute administration publique camerounaise ? Aujourd’hui, le poste le plus élevé occupé par quelques rares montagnards chrétiens ou animistes est celui de chef de service au sein de l’administration centrale camerounaise (toute l’administration publique réunie) Incroyable, n’est-ce pas ? (…) Les montagnards sont complétement mis à la traîne, oubliés, maintenus sous l’orbite des musulmans, réduits à n’être qu’un troupeau bon à convier aux urnes lors des élections… » 
     Dans le propre département natal de Paul Biya, l’arrondissement de Zoétélé voit, systématiquement, et sans interruption, ses natifs nommés ministres, pendant que, dans le même temps, d’autres arrondissements du Dja & Lobo n’ont jamais connu ce bonheur. Cela est également vérifié dans des très nombreux départements du Cameroun. 
     Enfin la politique « d’équilibre ethnique » se réduit finalement au positionnement des gosses des puissants, uniquement, des différentes régions du Cameroun. Quand il y a des recrutements pour le compte d’une région, ce sont les enfants des Ministres, des DG, des députés, des sénateurs, des hauts fonctionnaires, des présidents de sections et de sous-sections du RDPC qui en bénéficient, mais nullement les gosses des pauvres, des villageois, des faibles tout simplement. 
(…)

     En 1991 a véritablement été, au Cameroun, l’année de la vérification des résultats de la politique « d’équilibre ethnique » menée depuis 1960. Le Cameroun n’a jamais connu un tel déchirement de toute son histoire. Les discours les plus haineux, sur les différents groupes ethniques du Cameroun, se sont mis à fuser de toutes parts. De nombreux auteurs de ceux-ci auraient bien honte, aujourd’hui, des propos qu’ils ont tenus tout au long de cette année-là, si ceux-ci leur étaient rappelés. Les prétendus intellectuels camerounais ont été abominables. Ils ont dit les choses les plus exécrables sur les groupes ethniques auxquels ils n’appartenaient pas. Le spectacle était on ne peut plus désolant. Les Camerounais étaient devenus méconnaissables. Dans plusieurs villes, on a assisté à des lynchages tribaux. Les natifs des différents groupes ethniques en étaient arrivés à se constituer en groupes d’auto-défense lorsqu’ils se retrouvaient dans des zones géographiques autres que celles des tribus auxquelles ils appartenaient. C’était lamentable.
     Après coup, après que les esprits se furent calmés, nombreuses ont été les personnes qui se sont mises à penser que le régime, pour survivre à la démocratisation imposée par Paris, avait été l’auteur de cette poussée de fièvre tribale. Nous ne partageons guère cette opinion. Ce qui, selon nous, s’est produit, était inévitable, et avait été plutôt le résultat de la mesquinerie des prétendues « élites » de notre pays. Le recours à la haine tribale se présentait pour elles comme une sorte de merveilleux raccourci pour conquérir le pouvoir, ou, à défaut, une parcelle de celui-ci, c’est-à-dire devenir ministres, DG, etc. Car que diffusaient ces messieurs comme message ? « Les Beti ont assez régné », bien mieux, « ils ont largement démontré leur incapacité quasi-congénitale à gérer le pays ». Ce faisant, ces « élites » qui diffusaient ce discours, se gardaient bien de révéler leur propre part de responsabilité dans la faillite du Cameroun, combien d’argent elles-mêmes ont soutiré, des années durant, des caisses de l’Etat, combien elles en ont emprunté dans les banques sans jamais rien rembourser, combien elles ont induit l’Etat en erreur, lui ont fait perdre de l’argent à travers d’innombrables projets foireux qu’ils ont défendus, becs et ongles, simplement parce qu’elles y prélevaient des commissions, 2%, 3%, 5%,10%.

(…)
     C’est connu, chaque médaille a un revers.  Au Cameroun, le régime s’est attelé à laminer totalement les partis politiques et les syndicats afin de se maintenir, de survivre à la forte contestation de l’année 1991-1992. Il y est parvenu. Mais, ce faisant, il n’a pas su qu’aussitôt ceux-ci totalement affaiblis, il allait immédiatement surgir d’autres modes de revendication de la part de la population, au nombre desquels, le foisonnement de mémorandum auquel nous sommes actuellement les témoins sur le plan national. C’est chaque jour qui passe que nous en découvrons un nouveau. 
     Qu’est-ce donc, politiquement parlant, qu’un mémorandum ? Réponse : c’est l’irruption directe, sur la scène politique nationale, par l’action des « élites » en quête de positionnement politique, des récriminations de la population, vis-à-vis du gouvernement ; c’est le résultat de l’anéantissement des partis politiques par le pouvoir, eux dont le rôle, en régime démocratique, est de canaliser les revendications des citoyens, chacun d’eux, selon son orientation politique, les intérêts qu’il défend, les classes sociales dont il se présente comme l’émanation, le porte-flambeau ; c’est, enfin, une manifestation publique du tribalisme latent, mais pacifique, au sein de la population.
         Les mémorandum ont pour caractéristique d’être des documents politiques paraissant à l’improviste, c’est-à-dire de manière totalement inattendue, et par conséquent, dont le gouvernement ne peut obtenir la saisie. Pis encore, leurs auteurs peuvent y tenir des propos à forte connotation tribaliste, à la différence des leaders de partis politiques. Ils ont également pour caractéristique de n’être écrits que par deux ou trois bonshommes parfois, qui se réfugient derrière leur région ou leur groupe ethnique. Ils ont pour autre caractéristique d’être généralement des documents opportunistes visant à attirer l’attention du pouvoir sur les « élites », à savoir des hauts fonctionnaires, d’une région donnée du Cameroun. Fait particulièrement important, ils ne se veulent pas des documents d’opposition au gouvernement, mais, plutôt, de revendication au sein de celui-ci, voire des outils d’accession à celui-ci. Cela provient du fait que, leurs auteurs sont pratiquement tous des militants du RDPC, ou alors de partis politiques satellites du RDPC : MDR, ANDP, UNDP. C’est pourquoi, dès lors qu’un signataire de mémorandum est coopté au gouvernement, celui-ci est le premier à lutter pour faire oublier ce mémorandum. En clair, les auteurs des mémorandum, généralement, se basent sur les revendications des régions ou des groupes ethniques auxquels ils appartiennent pour négocier des positions de pouvoir.

(…) RDPC : parti « national » adhésions tribales.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

          Pourquoi des millions de Camerounais, qui ne sont ni des fonctionnaires, ni des hommes d’affaires, ni des commerçants adhèrent-ils à ce « parti » politique sans idéologie, et qui, pis encore, a conduit le pays en faillite ? 
     Réponse toute évidente : par tribalisme. Celui-ci est l’un des fondements majeurs, non seulement de l’adhésion, mais, aussi, de la « fidélité » au RDPC. Nous avons montré plus haut comment et pourquoi les Beti sont devenus des Rdpcistes agressifs et indécrottables. Intéressons-nous à quelques autres groupes ethniques du Cameroun.

     Sawa : RDPC, rempart anti-invasion.
     Au fil des ans, l’hégémonie duala a fini, pour des raisons qu’il ne nous appartient pas d’évoquer ici parce qu’elles nous feraient sortir de notre sujet,  par décliner, voire carrément péricliter. Bien plus grave, pour la communauté Sawa, la ville de Douala étant située sur son territoire, et ne faisant que s’étendre, d’année en année, géographiquement, conséquence d’un accroissement ininterrompu des autres communautés nationales dans la ville et sa banlieue, celle-ci se retrouve totalement submergée par ces dernières. Quoi de plus normal qu’à ce jour, elle en vienne à revendiquer un territoire qui lui soit propre ? 
     Ramené sur le plan politique, cette revendication se traduit, aujourd’hui, par une adhésion, de préférence au RDPC, car seul parti susceptible à ses yeux de freiner, ralentir, tant bien que mal, ce qu’elle considère comme une invasion par les autres communautés nationales. D’où l’adhésion totale au thème de la « nécessaire préservation des minorités », qui ne cesse de secouer la communauté nationale depuis la promulgation de la constitution de 1996, à savoir, celle actuellement en vigueur. Tout homme politique qui s’aviserait à remettre en cause cette question, peut être assuré par avance de perdre le soutien de la communauté sawa.

     « Kirdi » : RDPC, rempart anti-fulbé.
     Nous avons déjà montré plus haut combien les « Kirdi » se sentent brimés par les fulbé. Dans le mémorandum qu’ils ont publié, ils présentent, eux-mêmes, les raisons de leur adhésion au RDPC (…)

          Bulu : RDPC, le parti du « frère » au pouvoir.
     La communauté bulu ne s’offusque guère du fait qu’elle soit une minorité nationale (2% environ de la population du pays). Cela provient du fait que depuis l’indépendance, ses ressortissants ont occupé des postes politiques de premier plan. Le premier Premier ministre du Cameroun indépendant, par exemple, était un Bulu, Charles Assale, 15 mai 1960-juin 1965. Paul Biya a également été Premier ministre et est devenu le second président du Cameroun. Cela provient également du fait qu’elle ne se trouve pas dans les zones à forte émigration, celles de Douala ou de Yaoundé par exemple. 
     Toutefois, la communauté bulu est caractérisée par un esprit très anarchiste, pour les uns, très libertaire, pour les autres, ce qui explique l’énorme difficulté qu’éprouve le régime à éteindre la contestation au sein de celle-ci. Il faut rappeler que les premiers tracts de dénonciation de Paul Biya ont été distribués à Sangmélima, le chef-lieu du département d’origine de Paul Biya. C’était en 1986. Par ailleurs, il s’y trouve des opposants irréductibles et bien connus des Camerounais, depuis l’époque d’Ahmadou Ahidjo. Enfin, le nombre de personnes qui y abreuvent quotidiennement d’injures Paul Biya y est déconcertant. 
     De nombreux Bulu sont unanimes pour se poser cette question cruciale : lorsque Paul Biya ne sera plus président de la République, et qu’il aura été remplacé par un membre d’une autre communauté, trouvera-t-on, au sein de celle-ci, des opposants, voire de simples contestataires comme chez nous aujourd’hui ?  
     Quoi qu’il en soit, les « élites » bulu, à savoir les fonctionnaires en quête de promotions dans l’administration publique, passent le plus clair de leur temps à expliquer que les Bulu doivent, impérativement, adhérer au RDPC, parce que Paul Biya qui en est le président, est un des leurs. Message ô combien difficile à faire passer. En conséquence, le bourrage des urnes, en période électorale, atteint en pays bulu des sommets. Dans aucune autre région du Cameroun les élections ne se déroulent comme en pays bulu.

     Bassaa : RDPC par dépit.
     La communauté bassaa possède en héritage à la fois historique et culturel, l’UPC. Aussi, lorsque la démocratie a été de retour au Cameroun en 1991, c’est tout naturellement que cette communauté s’est déversée dans l’UPC. Ainsi, lors des législatives de 1992, ce parti politique en a recueilli la majorité des voix, ce qui s’est traduit, avec les voix d’autres communautés, par 18 députés à l’Assemblée nationale. 
     Mais, l’UPC n’ayant pas désiré conquérir le pouvoir, à savoir renverser Paul Biya, mais plutôt collaborer avec celui-ci, les membres de la communauté bassaa qui avaient adhéré à l’UPC pour la conquête du pouvoir, se sont retrouvés totalement désabusés. Que ce soit Augustin Frédéric Kodock comme Henri Hogbe Nlend, les deux grandes figures upécistes bassaa, tous les deux ont développé la thèse selon laquelle il ne fallait guère laisser « les réactionnaires du RDPC » gérer seuls le pouvoir ; il fallait y participer afin d’y faire entendre un point de vue « nationaliste ». Mal leur en a pris, ils se sont mis, non pas à faire entendre quelle que voix « patriotique » que ce soit, mais, tout bonnement, à collaborer, purement et simplement  avec le « pouvoir réactionnaire », autrement dit, à le soutenir. L’impopularité de ce pouvoir, cela va sans dire, a ainsi progressivement et fatalement déteint sur l’UPC. La conséquence pour la communauté bassaa a été que, celle-ci ne trouvait plus de raison pertinente de continuer à militer dans les rangs de ce parti politique qui est devenu une copie fade, c’est-à-dire sans pouvoir, du RDPC, ni à lui accorder ses suffrages. Valait mieux pour elle rejoindre carrément les rangs du RDPC et escompter en obtenir rétribution en termes de postes administratifs pour les « élites » bassaa. 
 
     Bamiléké : RDPC par réalisme politique. (…)  
     « Anglophones » : RDPC réalisme politique également. (…)
     RDPC : il faut y appartenir afin de ne pas être marginalisés.     
     La plupart des communautés actuellement au Cameroun, quel que soit le cas, voient leurs ressortissants adhérer au RDPC sous la pression de leurs « élites » à savoir les fonctionnaires en quête de postes dans l’administration, en usant de l’argument suivant : « il ne faut pas que nous, les X, soyons marginalisés ; nous devons adhérer au RDPC et voter ses listes ainsi que son président pour que l’on ne nous pointe pas du doigt que c’est nous qui sommes contre le président.. »

Sommaire

Introduction 
Chapitre I : De la coexistence de peuples indépendants à la conscience nationale.
             A – Les guerres précoloniales et le brassage des populations. 
             B –  La ligne de démarcation de 1916 : frontière administrative et non des  cœurs.

Chapitre II : L’exploitation économique du Cameroun et le discours patriotique.
               A – L’exploitation économique du Cameroun.    
               B – Réunification et indépendance.

Chapitre III : Le discours d’investiture
              d’Ahmadou Ahidjo le 18 février 1958.
                A – Jean Ramadier contre l’idéologie des patriotes camerounais.
                B – « Unité camerounaise », « Nation camerounaise ».
 
Chapitre IV : L’avènement du parti de « l’Union
            Camerounaise » au mois de mai 1958.
                 A – La naissance de l’Union Camerounaise.
                 B – L’idéologie de l’Union Camerounaise.

Chapitre V : L’avènement de l’équilibre ethnique.
                A – Le Nord contre le Sud.
                B – La tribu contre les partis politiques.

Chapitre VI – La division du Nord-Cameroun.     
         A – Fulbé : peuple élu. 
         B – « Kirdi » : peuple à « fulbéiser ».

Chapitre VII : Les limites de l’équilibre ethnique.
        A – La planification de l’intelligence. 
    B – Le sous-équilibre permanent.

Chapitre VIII – Retour de la démocratie en 1991 et la sortie du bois de la tribu.
    A – Le déchirement ethnique. 
    B – La naissance politique des Beti.

Chapitre IX –  Le laminage des partis politiques et le revers des mémorandum.
A – Les mémorandum comme intervention tribale directe et imprévisible.
B –  Vers la formation de lobbies et de caucus comme aux Etats Unis ?

Chapitre X – RDPC : parti national adhésions tribales.  
        A –  RDPC : parti national.
        B –  RDPC : adhésions tribales.

Chapitre XI  –  Equilibre ethnique équilibre social. 
        A – L’équilibre ethnique au bénéfice des « élites ».
        B –  L’équilibre social au bénéfice des masses populaires.

Chapitre XII – Le retour de l’idéologie dans la politique camerounaise.
               A – Le colon : diviseur en chef.
               B – Partis conservateurs et brouillard idéologique aujourd’hui.

Chapitre XIII – Deux conceptions de la nation au Cameroun.
        A – Une unification des ethnies.
        B – Une histoire commune.

Comment acquérir le livre ? www.amazon.com, taper le titre ou Enoh Meyomesse.

La Rédaction

Populaires cette semaine

To Top