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La police s’attaque au désordre urbain dans Yaoundé IV

Carrefour-Mvog-Mbi-police-Yaoundé

Carrefour Mvog-Mbi mercredi matin. Tous ces petits commençants qui y avaient assiégé le trottoir ont été déguerpis. Etalages de médicaments de la rue, de vêtements, de téléphones, de restaurants de fortune. Tous ces commerces spontanés ont été démolis par les éléments du Commissariat de sécurité publique du troisième arrondissement de Yaoundé (Nkolndongo). La chaussée, rendue étroite du fait de l’occupation anarchique des lieux, a, à nouveau, retrouvé sa grandeur. La circulation des véhicules sur les deux voies se fait désormais aisément.

En effet, tout a été enclenché aux premières heures de la matinée. Les bruits des pelles, pioches, ainsi que le ronflement d’un camion de l’entreprise Hysacam, appelée pour débarrasser les restes des ces installations anarchiques, ont écourté le sommeil des riverains de ce carrefour. Sur les raisons de cette sortie des hommes en tenue, Alain Nguen Sany, le commissaire de cette unité de police, explique qu’il « est question d’assainir ce milieu qui, depuis un certain temps, est devenu le foyer de multiples agressions. L’objectif visé est la sécurisation des populations de cette zone afin de leur permettre de vaquer, en toute quiétude, à leurs occupations. » Il a, par ailleurs, ajouté que cette descente rentre en droite ligne des activités d’un Commissariat de sécurité publique qui, outre la sécurisation des biens et des personnes, doit veiller, quand cela est nécessaire, à la salubrité publique.

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Comme c’est généralement le cas dans ce genre d’opération, les lamentations étaient au rendez-vous. « Que vais-je faire ? C’est grâce à mon petit commerce que je parviens à nourrir ma famille », relève une commerçante. Tout à côté, un vendeur de téléphones portables, cogite : « Je n’ai pas de choix. Il me faut trouver un nouvel espace pour mes marchandises. Je vais devoir contacter mes frères au marché Mokolo pour voir s’ils peuvent m’en trouver un ».

Pendant que les déguerpis se demandent à quel saint se vouer, les riverains eux sont soulagés. Ils apprécient et saluent l’initiative du Commissariat de Nkolndongo. « Il était temps qu’on vienne nettoyer cet endroit qui n’était plus recommandable à certaines heures. C’est un réel soulagement pour nous. On espère juste que ces commerçants ne reviendront plus », a souligné l’un d’eux. A la différence des opérations de lutte contre le désordre urbain ou de lutte contre l’insécurité menées à divers endroits de la ville de Yaoundé, au Commissariat du 3e arrondissement, l’on assure qu’il y aura un suivi. « Nous avons tout cassé. Pour revenir, il faudra qu’ils reconstruisent. Et cela n’arrivera pas parce que la veille va se poursuivre », a assuré le commissaire du 3e arrondissement de Yaoundé.

Elise ZIEMINE

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