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La police camerounaise en mode vidéo surveillance

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A l’effet de booster ses capacités technologiques opérationnelles, un système de vidéo surveillance urbaine intelligente a été testé hier jeudi 07 août 2014 à la Délégation générale de la Sûreté nationale (Dgsn) de Yaoundé.

Yaoundé, Douala, Garoua-Boulaï, Kyé-Ossi, Waza, Kousseri. Ces villes, sont celles ciblées pour le projet pilote du système de surveillance urbaine intelligente, dirigée par les forces de police camerounaise. A en croire les experts, l’époque des bouchons interminables à travers ces grandes villes, les agressions et coups de vol à l’arrachée en plein jours, les accidents qui bloquent inutilement la circulation, causant d’énormes perte de temps et d’argent…etc. est désormais terminée. Le pays est désormais quadrillé, à l’aide de cette dernière née de système de vidéo surveillance qui collecte des images en temps réels pour une meilleure sécurité. Le projet à été présenté hier jeudi 07 août 2014 à la Dgsn, en présence de Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général à la présidence de la République (Sgpr). 

Pour le Dgsn Martin Mbarga Nguelé, ceci vient répondre aux besoins de sécurité, tout en luttant contre la « délinquance juvénile, les nouvelles formes de délinquances, le nombre de plus en plus croissant des réfugiés, mais surtout, le Boko Haram ». La police veut ainsi améliorer ses capacités pour une protection plus efficace. Pour cela, par la voix de son chef, elle tient toutefois à préciser que, « nous ne souhaitons pas surveiller les populations, mais nous veillons sur elles. Vous devez en informer les populations pour qu’elles ne soient pas alarmées, leur dire qu’on fait des efforts pour qu’elles se sentent rassurées car, nous sommes en période de haute sécurité ». 

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Fluidité 

C’est donc à l’issue d’un partenariat entre Camtel, Huawei et la Dgsn que ce projet peut enfin voir le jour. Camtel, dans son rôle de technicien spécialisé dans le domaine, Huawei en temps que fournisseur de tout le matériel utilisé et la Dgsn chargée de sa bonne utilisation sur l’ensemble des premières villes ciblées. Le matériel reçu et installé est jusqu’ici évalué à peu de choses près à 70 caméras filaires, 48 caméras portatives, 20 caméras sans fils, 05 postes émetteurs-récepteurs et 10 autres postes, réparti à travers les 06 villes qui abritent le projet pilote. 02 blocs complètent ce tableau : un serveur, qui peut garder des images pendant près de 90 jours et un bloc énergie, stockant à hauteur de 48h, l’énergie qui alimente le dispositif. Dans un souci de sécurisation, les lieux exacts d’installations desdites caméras n’ont pas été dévoilés. 

Mais, de manière globale, elles sont situées à Yaoundé et Douala par exemple, au niveau des plus grands carrefours des capitales. La cérémonie de présentation d’hier a également permis aux invités et Hommes de médias, d’assister à une séquence vidéo filmée en temps réel : il s’agit d’un contrôle de routine au cours duquel, à partir de la salle de commande, un chauffeur a été identifié. 

Son permis de conduire filmé et envoyé à la salle d’information et de commandement de la où est diffusée la séquence, tout comme l’immatriculation de son véhicule. Ce projet, vient ainsi mettre fin aux délits de fuite et permettre plus de fluidité dans le traitement de données. Si la présidence de la République en a convenance, apprend-on ici, le projet sera étendu à toutes les villes du Cameroun.

© Florette MANEDONG | Le Messager

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