Economie

La plateforme de partenariat Cacao-Café est en place

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La première plénière de l’organe de collaboration public-privé s’est tenue à Douala vendredi. Plateforme de partenariat public-privé (Pppp) des filières cacao et café. Une orientation donnée aux pays producteurs lors de la première conférence mondiale sur le cacao à Abidjan en Côte d’Ivoire en novembre 2012, afin de synchroniser les actions en faveur de la durabilité de la cacaoculture.

La Pppp est un organe qui fait partie des stratégies de mise en œuvre du nouveau plan de relance et de développement des filières cacao et café pour le Cameroun sur la période 2015-2020. Il a été adopté le 30 septembre 2014 à Yaoundé. Et ce 9 janvier 2015, la Pppp a tenu sa première plénière. Une séance de travail qui faisait également office de cérémonie d’installation des membres de la plateforme créée par décision N° 041 SG/PM du 22 juillet 2014 et dont la composition a été constatée par décision 049 SG/PM du 10 novembre de la même année.

Ce qui change fondamentalement avec la mise en place de cette Pppp est expliqué par Michael Ndoping, Dg de l’Office national du cacao et du café (Oncc) : « Pendant longtemps, ça a été l’affaire des pouvoirs publics vers les acteurs privés, le « top-down approach ». Dans la plateforme, c’est l’inverse, le « bottom-up ». Si nous voulons donc atteindre les objectifs qui sont les nôtres et répondre aux exigences du marché, il faut impliquer tous ceux qui interviennent dans ces filières, producteurs, acheteurs, traiteurs, vendeurs d’intrants, consommateurs… Ce n’est plus seulement l’affaire de l’Etat ».

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Il est donc question, comme le dit Evariste Evane, chef de la Cellule technique de suivi et de coordination des filières cacao et café à la Primature, également président de la Pppp, de « mutualiser les efforts, les expertises, les moyens financiers et humains en vue d’améliorer la compétitivité du cacao et du café ». Et la rencontre du 9 janvier, qui a vu la présence du représentant de l’International Cocoa Organization (Icco), Han Loke Fong, et de la Sg du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Rebecca Ebele Etame, avait donc pour but de donner un contenu réel à la plateforme, un matériau de travail pour l’atteinte des objectifs d’augmentation de la production fixés par le plan de relance : 600 000 tonnes de cacao, 130 000 tonnes de café robusta, 35 000 tonnes d’arabica. Objectifs dont la mise en œuvre va nécessiter 600 milliards F.

Et les 8 points concernés par cette mise en œuvre, axes stratégiques du plan de relance, ont été discutés lors de la plénière. Entre autres, la recherche, la production, la commercialisation, la qualité, la transformation, le financement… De même, les participants aux échanges ont été édifiés par l’expérience de la Pppp de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, avec un chiffre record de 1,74 million de tonnes pour la campagne 2013-2014. Bien loin devant les plus de 200 000 tonnes actuels du Cameroun.

Rita DIBA

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