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La Grande Marche Patriotique du 28 Février 2015 divise les journalistes

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Ce n’est pas la grande unanimité autour de la « Grand marche patriotique » prévue le 28 février 2015 à Yaoundé. Le débat fait rage dans la corporation des journalistes dont certains sont les initiateurs de l’ « événement » de samedi prochain.

Lorsqu’ils ne soupçonnent pas Thierry Ngogang (Stv), Polycarpe Essomba (Afrik 2 et Rfi), Guibaï Gatama (L’œil du Sahel) et Eric Benjamin Lamère (Crtv) de vouloir gagner de l’argent ou d’avoir « un agenda caché », des journalistes camerounais trouvent inutile l’initiative de leurs confrères. Franklin Sone Bayen (journal media people), Martin Camus Mimb (Radio sport info) ou encore Auréole Tchoumi (Radio Equinoxe) sont parmi ceux qui dénoncent la parade du 28 février prochain.

Martin Camus Mimb n’apprécie pas la façon dont est née l’idée de la « Grande marche patriotique ».  (…) cette marche était peut-être opportune, mais les conditions de sa mise en place donnent du grain à moudre. Comme chaque initiative d’ailleurs au Cameroun », écrit le promoteur de Radio sport info sur page facebook. Quant à Auréole Tchoumi, il doute des objectifs affichés par les organisateurs à savoir  le « soutien aux soldats et (la) solidarité envers les populations » que répète à qui veut l’entendre Eric Benjamin Lamère. Pour l’ancien collaborateur de la radio Afrik 2 « les confrères devraient confesser la vérité, ils ne peuvent se permettre d’engager la responsabilité sociale de notre corps de métier sans nous dire de quoi il retourne. Dans dix ou quinze ans, on dira les journalistes camerounais étaient derrière tel ou tel couac, on ne citera plus les organisateurs », s’indigne-t-il non sans décrire une « attitude » qui lui paraît « plus que jamais suspecte ».

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Franklin Sone Bayen pour sa part qualifie la marche du week-end prochain de « démarche hors sujet ».  Pour l’ancien correspondant du service anglais de Rfi au Cameroun, les hommes de presse ont mieux à faire.  « Nous avons besoin des Journalistes d’Intervention Rapide (JIR), pour relater leurs exploits héroïques, de première main, et non des Marcheurs d’Intervention Rapide (MIR) comme moi et mes collègues qui nous hâtons pour aller marcher le 28 Février au lieu de se précipiter en reportage sur la ligne de front. ‪#‎jeDOISetreJIR », conclut-il son post sur un forum des journalistes.

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Robert Ndonkou

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