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La débâcle des Lions expliquée… à moitié

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Selon toute vraisemblance, les aménagements que viennent de subir les staffs technique et administratif de l’équipe nationale permettent de dégager une partie des responsabilités de l’échec au Mondial

L’épais ruban noir qui enveloppait jusque‐là le rapport de la commission Motaze commence à se dérouler. Il ne fait plus tournoyer sur lui mille soupçons. C’est du moins l’une des premières lectures que l’on peut faire au lendemain des aménagements tant sur le banc de touche que dans le compartiment administratif des Lions Indomptables. Pour tout comprendre, l’allemand Volker Finke a été maintenu comme entraîneur‐sélectionneur.

Il aura désormais pour adjoints Bonaventure Djonkep et Alexandre Belinga. Alioum Boukar, lui, s’occupera des gardiens de buts. Côté relations avec la presse, Vincent de Paul Atangana est le nouveau Team Press Officer de l’équipe nationale. Ont été sacrifiés dans le staff technique : Martin Ntoungou Mpilé, Jacques Songo’o. Raphael Nkoa, lui ; n’officiera plus comme responsable des relations presse des Lions Indomptables. En l’état, le débarquement de ces cadres (et celui de certains joueurs présents à la dernière coupe du monde) les désigne comme coupables. «Forcément coupables, mais cela ne suffit pas ; il y a encore autre chose», pour reprendre une phrase un peu trop vite prononcée par Roger Milla, un soir de débat télévisé sur une chaîne locale.

Finke, au forceps

Parce qu’il est habitué à la non publication des rapports des commissions mises sur pied par le président de la République, le public camerounais s’abandonne très souvent à la surenchère verbale. Cette fois, ce même public vient d’apprendre à avoir les résultats des enquêtes à travers certains actes. Ce qui est désormais clair, c’est que, Volker Finke a été reconduit. Mais au forceps. Selon une source bien introduite, Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence de la République, a ouvertement demandé le départ de l’allemand au cours d’une réunion tenue le 21 août 2014 au Palais de l’Unité. Il ne doit son salut qu’à certains documents joints au rapport de la commission Motaze. A en croire notre source, il s’agit de documents sonores enregistrés par un agent de la Direction générale à la recherche extérieure (DGRE) à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé. Leur exploitation a permis d’établir qu’au cours d’une vive discussion à laquelle prenaient part Alexandre Song, Assou’ou Ekotto et Jacques Songo’o, Volker Finke s’inquiétait de la posture trop «pentecôtiste» de Samuel Eto’o devant le premier ministre Philémon Yang. Et il l’avait fait savoir au capitaine de la sélection en route pour Brasilia.

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L’épais ruban noir qui enveloppait jusque‐là le rapport de la commission Motaze commence à se dérouler. Il ne fait plus tournoyer sur lui mille soupçons. C’est du moins l’une des premières lectures que l’on peut faire au lendemain des aménagements tant sur le banc de touche que dans le compartiment administratif des Lions Indomptables. Pour tout comprendre, l’allemand Volker Finke a été maintenu comme entraîneur‐sélectionneur. Il aura désormais pour adjoints Bonaventure Djonkep et Alexandre Belinga. Alioum Boukar, lui, s’occupera des gardiens de buts. Côté relations avec la presse, Vincent de Paul Atangana est le nouveau Team Press Officer de l’équipe nationale. Ont été sacrifiés dans le staff technique : Martin Ntoungou Mpilé, Jacques Songo’o. Raphael Nkoa, lui ; n’officiera plus comme responsable des relations presse des Lions Indomptables. En l’état, le débarquement de ces cadres (et celui de certains joueurs présents à la dernière coupe du monde) les désigne comme coupables. «Forcément coupables, mais cela ne suffit pas ; il y a encore autre chose», pour reprendre une phrase un peu trop vite prononcée par Roger Milla, un soir de débat télévisé sur une chaîne locale.

Eto’o et Assou’ou, exclus

Selon des indiscrétions puisées à bonne source après l’incident du stade omnisport, où les Lions avaient refusé de prendre le drapeau des mains de Philémon Yang, Volker Finke avait exclu Eto’o, Makoun et Webo. Mais avait été obligé de reconsidérer sa décision à la suite des pressions venues de la Présidence de la République. On peut comprendre la publication tardive de la liste des joueurs devant livrer le match contre la République Démocratique du Congo, le 05 septembre 2014 à Lubumbashi. Sur cette liste justement, ni Eto’o, ni Assou’ou Ekotto, Webo ou encore Makoun ne figurent. Les documents sonores sus évoqués ont également exhumé des secrets sur l’état psychologique de certains joueurs. Notamment le cas Samuel Eto’o Fils. L’avant‐centre, révèle notre source, a confié au team manager en la personne de Rigobert Song Bahanag qu’il ne comprenait pas « pourquoi Nathi peut faire çà ». (A relever ici que Nathi est le diminutif de Nathalie, prénom de l’ex‐copine de Samuel Eto’o).

Achat de places

Les dossiers les plus embrouillés sont ceux de Martin Ntoungou Mpilé, Jacques Songo’o et Raphael Nkoa. Tous les trois tombent, indique notre source, sous les dimensions publiques de leurs personnages respectifs. Les deux premiers ont fait voler des poignards dans la tanière à la suite des dénonciations par Jean Armel Kana Biyick à propos d’un monnayage des places au sein de l’équipe. Leurs noms n’ont pas été épargnés par le rapport au sujet des sélections d’Alexandre Song et Charles Itanje. Raphael Nkoa, exteam press officer, paie le prix de ses habitudes. L’homme serait juste « un joyeux luron volubile qui a oublié le principe de l’hypersélectivité des informations dans un cadre comme celui de l’équipe des Lions Indomptables». On annonce pour les prochains jours, la bourrasque au Ministère des Sports et de l’Education physique et à la Fédération Camerounaise de Football.

Jean René Meva’a Amougou, Intégration

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