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La commission de délivrance de la Carte de presse connue

La désignation a été constatée lundi dernier par le ministre de la Communication. Leur première réunion a lieu mardi prochain à Yaoundé. Neuf membres au total constituent la Commission de délivrance de la carte de presse.

Trois représentants des administrations publiques, trois représentants des journalistes, deux représentants des supports médiatiques et un représentant des auxiliaires de la profession de journalisme. L’arrêté les nommant a été signé le 18 mai dernier par Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication (Mincom). C’est le début d’une autre ère, peut-on dire. Car, cela fait bien plus cinq ans que cette commission est en hibernation.

Avec le renouvellement quasi total des membres, c’est donc d’une résurrection qu’il s’agit. Cependant le président de la commission et son secrétaire permanent ne sont pas encore connus. L’arrêté N° 107/PM du 09 décembre 2002 fixant l’organisation et le fonctionnement de cette structure dispose que le président de la Commission de délivrance de la carte de presse est une personnalité nommée par arrêté du Premier ministre, chef du gouvernement, sur proposition de la Commission ». Le secrétaire permanent, lui, est nommé par la Commission « à la majorité des 2/3 de ses membres ».

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L’enthousiasme est d’ores et déjà perceptible chez certains membres. La première réunion est convoquée pour mardi prochain. Et on est curieux de savoir par quel bout la Commission commencera ses travaux. « Les membres doivent se connaître d’abord, puis il faudra faire l’état des lieux et envisager le travail à faire », confie Mabou Mabou, conseiller technique du ministre de la Communication et membre de la Commission. S’agissant de ce qui pourrait changer par rapport à la Commission précédente, Félix Zogo, conseiller technique au Mincom observe que les textes organiques demeurent les mêmes, les principales missions de la structure étant la délivrance de la carte de presse et l’établissement de la lettre d’accréditation. La Commission procède aussi à sa suspension ou à son retrait.

Dans l’ensemble, la qualité professionnelle des membres ne fait pas de doute. Ils ne sont pas des inconnus dans la profession et la majorité peut présenter des états de service admirables. Mais l’ampleur du travail et sa complexité restent un challenge. La commission trouve un environnement professionnel envahi par des francs-tireurs. Ces derniers défient chaque jour et ce, depuis des lustres, les lois et les codes déontologiques. L’instauration de la carte de presse en 2002 visait l’assainissement du milieu. Hélas, le premier coup d’essai n’avait pas été un coup de maître ! Pourtant, les membres dirigeants d’alors étaient aussi des professionnels respectés. Mais plusieurs usurpateurs avaient pu se faire délivrer la carte de presse. Et le pourrissement a fait son lit dans la presse au Cameroun. Les membres devraient faire prévaloir plus que la notoriété professionnelle, il leur faudra de la poigne pour faire bouger les choses.

Jeanine FANKAM

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