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La chronique du Quotidien Le Jour: Presse Eto’o, presse caniveau…

Guy Nsigue - Presse Camerounaise

Mardi dernier, Guy Nsigué l’ancien journaliste du site Internet Camfoot.com qui travaille aujourd’hui pour Mboafootball.com a franchi un cap dans sa course folle contre le sélectionneur national Volker Finke. De sa silhouette pachydermique, il s’est dressé devant l’Allemand pour lui porter un coup qu’il espérait fatal: «Vous lisez la presse et vous avez dû vous rendre compte que la plupart des Camerounais vous détestent. Si demain le Cameroun ne gagne pas, ce que nous ne souhaitons pas, est ce que vous allez démissionner ou alors vous allez attendre qu’on vous démissionne ? ».

La réponse du technicien qui connait bien la « bête » et qui l’a vu venir fut pleine de sang froid. « Je suis complètement concentré sur mon match », a-t-il simplement fait. Avec cette nouvelle sortie, le bras séculier médiatique le plus redoutable de l’ancien capitaine des Lions Indomptables Samuel Eto’o a signé le digne exploit de rameuter la presse hexagonale qui ne se lasse jamais de ces moments de délectation sur la « bêtise africaine ». Cet extrait de la  conférence de presse d’avant-match reprise en boucle sur des chaines européennes est un chef-d’œuvre d’agressivité et de véhémence stupides qui bafoue la profession de journaliste dans ses fondements et  s’éloigne de la bienséance élémentaire.

Quel est donc le baromètre utilisé par Nsigué pour affirmer que la plus part des Camerounais « détestent » un sélectionneur qui a aligné 11 matches sans défaite, qualifiant brillamment le Cameroun pour la présente Can 2015 avec un groupe remanié à 75%. Bien plus, le choix du mot « détestent » est-il acceptable dans une arène sportive où devrait régner le Fair-play ? Volker Finke est-il donc assimilable aux infâmes assassins de Boko Haram que les Camerounais seraient en train d’abhorrer, d’abominer, de haïr, de maudire ? (ce sont là quelques synonymes du verbe « détester »). Et encore, comment notre « confrère » peut-il interroger un entraîneur sur les conséquences d’un match qui ne s’est pas encore joué ?

On peut comprendre la fragilité qu’induit toute compromission financière ; mais peut-on à ce point perdre le sens élémentaire de la décence civique parce qu’on veut régler des comptes ? Qu’est-ce donc que cette détestation dont parle le « journaliste » si ce n’est une pulsion névrotique qu’il nourrit et qu’il tente de généraliser  contre un Volker Finke  accusé d’avoir abrégé les jours de son bienfaiteur Samuel Eto’o en sélection nationale.

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 Ceux qui ont cru que le « Pichichi » avait sagement tiré un trait sur sa carrière internationale doivent aujourd’hui déchanter. Le quadruple ballon d’or continue à infester la tanière comme il l’a fait par le passé. Lors du stage préparatoire des Lions Indomptables en Autriche avant la Coupe du Monde du Brésil, Samuel Eto’o  avait logé deux de ses sbires  dans le même hôtel que les joueurs. Steve Djouguela et Guy Nsigué (décidément !) roulaient carrosse et narguaient le coach et le staff administratif dans les couloirs. Suite à  une altercation entre Finke et les « deux poids lourds », Raphael Nkoa le Team Press de l’époque avait décidé de les exclure des conférences de presse des Lions. Sans succès. Pendant la Coupe du Monde,  les deux hommes étaient  logés dans le même hôtel que le ministre des Sports et le président du Comité de normalisation avec pour mission de flinguer les « ennemis » de leur mentor.

Le tir groupé des « pro Eto’o » qui veulent absolument décapiter Volker Finke est un indicateur clair du fait que l’ancien leader de la sélection nationale tire les ficelles pour pourrir la tanière afin d’arborer les habits de martyr et d’homme providentiel.

Martin Camus Mimb journaliste et autre thuriféraire de Samuel Eto’o avait déjà affirmé sur son site Internet que le brassard de Stéphane Mbia était la rançon de la traitrise. Aujourd’hui, la horde de « chiens de garde » enragés se déchaîne contre l’actuel capitaine des Lions Indomptables qu’ils veulent absolument discréditer.

Hier mardi le promoteur de la radio RSI a remis ça souhaitant le pire à Volker Finke. «Que la terre de nos ancêtres te soit…sévère», a-t-il souhaité dans sa chronique sur le site Mboafootball.com.  Mais, comment donc se sentir solidaires de ces « tueurs à gage » au mercantilisme débridé qui surfent sur les émotions et bradent l’image de la presse de tout un pays ? Il est temps de hausser le ton pour  faire reculer ce journalisme des égouts dont on commence malheureusement à s’accommoder. Nous en faisons le pari. Nous en prenons le risque !

Conference de Presse du Mardi 27/01/2015:

Hiondi Nkam IV, Le Jour

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