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La CEEAC et la CEDEAO unies contre Boko Haram

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La mobilisation diplomatique continue contre la secte terroriste Boko Haram. Les présidents Denis Sassou N’guesso du Congo et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée équatoriale, mandatés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), ont rencontré leurs homologues nigérian et ghanéen lundi, 24 février dernier à Abuja et à Accra.

C’est durant la conférence de presse à Accra, après l’entretien entre Sassou N’guesso, Obinag Nguema à Accra et le Ghanéen John Dramani Mahama, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), que l’on apprend que les trois chefs d’Etat se sont accordés, sur le principe de la tenue d’un sommet bipartite CEEAC/CEDEAO dans un lieu et une date à déterminer. Mais avant et selon le site Internet officiel du président congolais, « les experts des Affaires étrangères et de la défense des Etats membres des deux organisations vont se réunir pour préparer les documents y relatifs ».

Ce déplacement au Nigeria et au Ghana des deux émissaires de la CEEAC marque un tournant décisif dans l’application des résolutions du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de paix et de sécurité en Afrique Centrale (Copax). Dans le communiqué final publié le 16 février dernier à l’issue de leur rencontre, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC avaient demandé aux présidents Teodoro Obiang Nguema et Denis Sassou N’Guesso, d’étudier avec le président de la CEDEAO, la possibilité d’organiser un sommet bipartite entre la CEEAC et la CEDEAO «pour adopter une stratégie commune de lutte contre Boko Haram».

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Pour le géostratège, Joseph Vincent Ntuda Ebodé, « Boko Haram est certes une menace globale. Mais, sa filiale qui menace actuellement l’Afrique centrale dans son flanc occidental a pour épicentre le Nigeria. Il est donc question pour les Etats de l’Afrique centrale à la fois d’indiquer, au Nigeria et à la CEDEAO, le sens de leur préoccupation, dans la logique des mesures de confiance entre les deux sous-régions; mais aussi leur détermination à ne plus tolérer l’existence continue des bases-arrières de Boko Haram sur le territoire de cet Etat voisin ». En d’autres termes, la CEEAC va solliciter du Nigeria un engagement constant, effectif et actif dans la lutte contre Boko Haram. En effet, il est certain que si la CEDEAO s’engage comme la CEEAC, Boko Haram sera pris en étau. Mais sans un tel engagement du côté nigérian, la secte disposera d’une profondeur géopolitique et stratégique suffisante pour harceler les forces de la CEEAC.

MESSI BALA

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