Features

L’Etat camerounais veut relancer la technopole Edea Tech

Une délégation interministérielle conduite par le ministre de l’Industrie, Emmanuel Bonde, vient d’effectuer une descente sur le site (photo) de l’ex-Cellucam (Cellulose du Cameroun) à Edéa, dans la région du Littoral, en vue, apprend-on, d’arrêter les modalités permettant de relancer le projet de création d’une technopole sur ledit site, par l’entreprise italienne Comifin.

A l’issue de cette visite de terrain et d’une séance de travail, a appris l’agence Ecofin de sources proches du dossier, la délégation interministérielle a instruit un audit de la société Edea Tech créée dans le cadre de ce projet, ainsi que la réalisation d’une étude de faisabilité du dit projet.

En effet, l’entreprise Edea Technopole Services (Edea Tech SA), créée en 2008 à la faveur d’un joint-venture entre l’Etat du Cameroun (35%) et la société italienne Comifin (65%), a pour mandat de réhabiliter le site (36 hectares) et les équipements de la défunte Cellucam à Edéa, et d’y créer une technopole.

Cette technopole, apprend-on, doit regrouper des PME exerçants dans les secteurs de la production de l’énergie (biomasse), du traitement des eaux, de la transformation du bois, de la maintenance automobile et de location des engins, ainsi qu’un centre de formation aux métiers du bois.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Cependant, depuis le transfert du site à Edea Tech par le gouvernement camerounais, en mars 2010, le projet n’a pas beaucoup avancé, et est même à l’arrêt depuis plusieurs mois. A l’origine de ce blocage, souffle une source autorisée, des mésententes entre les parties C et italienne, mais surtout le non respect du cahier de charges par la société Edea Tech. Investissement d’un montant total de 3,5 milliards de francs Cfa, la technopole Edea Tech favorisera la création d’environ 1000 emplois, officiellement.

Les péripéties autour du projet Edea Tech rappellent la création de la Cellucam, elle-même, considérée comme l’exemple type «d’éléphant blanc» au Cameroun. En effet, cette entreprise publique dans laquelle furent investis 120 milliards de francs Cfa à partir de 1976, n’avait pratiquement rien produit jusqu’en 1982, alors qu’elle était entrée en activité depuis 1980.

A l’origine de cette situation, des accidents industriels en série, fruits d’un montage technique approximatif, avaient fini par révéler les experts. Aussi, la Cellucam tombera-t-elle en faillite 2 ans seulement après le lancement des ses activités, alors qu’elle employait 2000 personnes.

Investir Au Cameroun

Populaires cette semaine

To Top