Features

L’empreinte de Paul Biya

Paul-Biya-cameroun-président-forces-chef de l’Etat-marabout

C’est par une explosion de joie que les Camerounais ont accueilli samedi dernier l’annonce de la désignation de leur pays par la Confédération africaine de football (CAF) pour accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019. Après les Lions indomptables dont les récentes prestations face à la République démocratique du Congo et à la Côte d’Ivoire ont été particulièrement brillantes, la nouvelle en provenance d’Addis-Abeba avant-hier où se réunissait le Comité exécutif de la CAF constitue un bon présage dans le ciel du football camerounais. Un ciel qui s’était complètement assombri lors du Mondial brésilien.

L’apparition de ces éclaircies qui annoncent des lendemains meilleurs n’est pas fortuite. Elle porte l’empreinte d’un homme, Paul Biya, qui ne ménage aucun effort pour que le football camerounais retrouve sa gloire d’antan. Les observateurs avertis de ce sport se souviennent, en effet qu’au lendemain de l’élimination humiliante du Cameroun dès le premier tour de la coupe du monde brésilienne, le président de la République avait prescrit au Premier ministre, chef du gouvernement, de mener une enquête, non seulement pour déterminer les causes de cette débâcle,  mais aussi pour faire des propositions en vue de la réforme du football camerounais. Ce sont les mesures prescrites au terme de cette enquête qui ont permis de mettre sur pied une équipe des Lions indomptables « new look » et d’engager une reconstruction qui va prendre du temps, mais qui a commencé à porter des fruits, grâce à la détermination de tous les acteurs et du nouvel état d’esprit qui prévaut dans la tanière.

Quant à la candidature du Cameroun pour la CAN 2019, elle est également le fruit de la mise en œuvre d’une instruction du chef de l’Etat. Après la saisine de la CAF à la fin de l’année 2013, la diplomatie du Renouveau, fidèle à sa tradition, s’est mise au travail discrètement, mais avec toute l’efficacité voulue en pareille circonstance. En montant un dossier avec des arguments solides et en pratiquant du lobbying auprès des électeurs. Une stratégie gagnante qui a permis au Cameroun de  s’adjuger l’organisation de la CAN 2019.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Ces  points engrangés par le football camerounais appellent de la part du ministre en charge des Sports  d’une part, et de la FECAFOOT, d’autre part, plus d’engagement pour au moins deux raisons. Premièrement, poursuivre sans répit la reconstruction des Lions indomptables pour bâtir une équipe apte à remporter la CAN 2019, et, ce faisant, faire oublier  le traumatisme vécu par le  Cameroun en 1972. Deuxièmement, créer dès à présent les conditions d’une préparation sereine de cette compétition. Ce qui appelle l’élaboration sans délai d’une feuille de route, sur la base du cahier de charges de la CAF, en vue de son approbation par les autorités compétentes. Afin que les différentes commissions de travail qui seront constituées se mettent à l’œuvre le plus rapidement possible afin que rien ne se fasse dans l’improvisation et la précipitation.

Pour une bonne organisation de la CAN 2019, il faudra notamment que la sécurité soit assurée pour tous les joueurs, officiels, supporters et autres touristes qui viendront au Cameroun ; que les sites de Yaoundé, Douala, Garoua, Bafoussam et Limbe retenus pour accueillir la compétition disposent chacun d’un stade principal et de stades annexes aux normes de la FIFA ; que des structures d’hébergement existent pour tous en quantité et en qualité ; que les transports aériens, terrestres et ferroviaires  soient bien assurés ; que les infrastructures de télécommunications soient fiables ; que la couverture sanitaire comble toutes les attentes, et enfin que l’hospitalité légendaire des Camerounais ne soit pas démentie…

Cette organisation qui implique à la fois des partenaires publics, privés et même étrangers devra se faire en synergie pour être couronnée de succès. Il y va du rayonnement du Cameroun tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières. Une véritable gageure et un défi de plus pour un pays qui aspire à des lendemains qui chantent.

BADJANG ba NKEN

Populaires cette semaine

To Top