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L’ancien ministre des Travaux public entendu au TCS

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Si rien n’a fuité, il est à rappeler que la Conac avait épinglé l’ancien ministre des Travaux publics en 2011 sur des malversations constatées sur la construction de la route Ayos-Bonis

L’ancien ministre des Travaux publics du Cameroun (2006-2011) a été auditionné pendant plus de quatre heures jeudi, 20 novembre, au Tribunal criminel spécial sis à Yaoundé, par des officiers du corps spécialisé de police judiciaire de cette juridiction. Bernard Messengue Avom, arrivé vers 11h00 en compagnie de son avocat, Me Ebah Manga, est reparti vers 16h30, sans révéler aux nombreux journalistes présents l’objet de sa convocation devant cette juridiction habilitée à connaitre des détournements de deniers publics supérieurs à 50 millions de FCFA.
La quasi-totalité des quotidiens ayant paru ce vendredi rappellent toutefois que l’ex-ministre des Travaux publics a été épinglé, en novembre 2011, par la Commission nationale anti-corruption (Conac) pour sa gestion de la construction de l’axe routier Ayos-Bonis à l’Est du Cameroun. Les malversations et autres irrégularités constatées par la Conac portaient sur des dizaines de milliards de F CFA.
La route inaugurée par le Premier ministre en août 2012 avait connu des délais extraordinaires pour sa construction. Comme le rappelle Le quotidien Le jour, Le premier lot Ayos-Abong Mbang (long de 88 Km) et attribuée à l’entreprise Pantechniki avait été construit en 66 mois au lieu des 25 mois prévus à l’attribution du marché ; et le second lot, Abong-Mbang – Bonis, long de 103 kilomètres, attribué aux entreprises Pantechniki/Edor Eter, avait été réalisé en 56 mois au lieu de 30. Les avenants signés pour ces rallonges de délai ont occasion, selon le rapport produit par la Conac en février 2011, des malversations financières au niveau du maitre d’ouvrages, le ministère des Travaux publics, de plus de 26 milliards de F CFA.

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