« Un enfant sans acte de naissance est un enfant sans identité », a martelé Jean Claude Angaye, directeur des opérations-programmes de Plan Cameroon, ce mercredi 24 septembre 2014. C’était dans le cadre de la Journée de sensibilisation sur les droits de l’enfant. Thème de cette édition: « Promouvoir le droit des enfants réfugiés à l’identité à travers l’établissement des actes de naissance et à l’éducation pour une meilleure intégration sociale ». Aussi, une campagne de prise de conscience a-t-elle été organisée à l’Ecole publique d’Etoa Meki. Selon Plan Cameroon, près de 70% de parents n’enregistrent pas les naissances de leurs enfants. La situation est pire encore pour les réfugiés qui, pour la plupart, ont peur d’affronter les autorités administratives.

D’après Masari Miyoshi, chargé de protection au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), « l’acte de naissance est un document officiel qui garantit l’identification d’un enfant. C’est un document qui permet à un enfant de se présenter aux examens et de ce fait, facilite le respect de ses droits. En l’absence de celui-ci, l’enfant n’est pas épanoui, il n’existe pas et ses droits sont bafoués ». « La campagne de sensibilisation est donc ouverte à tous les enfants dans le but de promouvoir l’éducation inclusive tout en tenant compte du respect du droit à l’éducation et à l’enregistrement des naissances de tous les enfants », a rappelé Jean Claude Angaye. Cette journée a également été marquée par la distribution du manuel  intitulé : « L’alphabet des droits de l’enfant » dans huit structures éducatives et 12 écoles primaires à forte concentration des réfugiés dans l’arrondissement de Yaoundé I.

© Assiatou NGAPOUT | Cameroon Tribune