Culture'Urbaine

Miss Cameroun 2016 à propos de l’achat de voix: « C’était planifié par le COMICA » –

MissCameroun-2016

C’est la plus belle camerounaise révélée lors de la récente élection Miss Cameroun ; Julie CHEUGUEU GUIMFACK Frankline du haut de ses 1,75 m pour 56 Kg, 24 ans sonnés, est étudiante à  l’Institut Supérieur de Management en Master II Fiscalité Appliquée. Alors Première Dauphine Miss Sud-Ouest lors de l’étape finale, ils ne sont surement pas nombreux qui donnaient chère sa peau. Aujourd’hui nous vous l’offrons en exclusivité à travers cet entretien vérité, émanant des rumeurs et préjugés qui alimentent la toile…

Bonjour, Miss, comment se sent-on avec la couronne sur la tête ?

Bonjour à vous et à tous les internautes ; je commencerai par dire qu’on a comme un sentiment de  satisfaction, oui le plaisir de savoir qu’on portera très haut désormais le Vert-Rouge-Jaune à travers son projet…

Avant de parler de votre projet dont vous venez de faire mention, avec votre concours nous allons très brièvement vous présentez à nos lecteurs…

D’accord ! Je suis CHEUGUEU GUIMFACK Julie Frankline, nouvelle Miss Cameroun (2016) , étudiante à  l’Institut Supérieur de Management en Master II Fiscalité Appliquée. Je fais 1,75 m pour 56 Kg.

Vous êtes donc officiellement Miss Cameroun, est-ce que forcément on va désormais se prendre la tête ? L’entourage de Julie a-t-il changé d’attitude et de regard  vis-à-vis d’elle ?

(Rires) Je reste moi-même en tout cas, ce qui en est des autres je ne saurais vous répondre.

 Le 31 juillet dernier était la Journée Internationale de la Femme africaine ; comment définissez-vous la femme africaine aujourd’hui, et la femme camerounaise en particulier ?

Je dirais qu’aujourd’hui la femme est l’égale de l’homme, dans le sens propre du terme…

 Dans le sens propre du terme,  ça veut dire ?

C’est-à-dire : ce que l’homme est à même de faire, la femme le peut également. Nous constatons tous aujourd’hui qu’il y a de plus en plus de femmes chefs d’entreprises… Jadis la femme était celle-là qui était soumise, or aujourd’hui compte tenu de la mondialisation et de la révolution technologique les choses ont changé. Et je pense que la femme africaine, la camerounaise en particulier devrait être arrimée à cela.

Vous êtes la plus belle femme du Cameroun, alors quel est votre apport sur l’évolution socio-culturel de notre pays ?

Vous savez, avant d’être Miss Cameroun je portais déjà un projet en rapport avec le thème de cette année qui tournait autour de la sécurité. Alors il est question pour moi de venir en aide à ces familles qui ont perdu les leurs au front. Cet ainsi que j’ai lancé une collecte des fonds à travers la vente des t-shirts que j’ai personnalisé. Notre première action débutera au mois de septembre prochain pour mieux préparer la rentrée de ces enfants dans de meilleures conditions.

Depuis votre élection, c’est carrément le buzz sur la toile et certains commentaires ne sont pas des plus tendres ; comment est-ce que vous gérez cette épreuve jusqu’ici ?

En fait je dirais que si tout le monde vous aime, ça veut dire qu’au fond personne ne vous aime. Vous savez c’est une situation que je comprends très bien, parce qu’il y en a qui ne croient pas encore en moi du fait que je n’ai même pas encore eu le temps de poser une action en tant que telle… Il me revient de me mettre résolument au travail afin de leur prouver le contraire et c’est d’ailleurs ce à quoi je m’attèle déjà.

Quid de cette histoire d’achat de voix ?

(Rires) Je m’attendais à cette question… Beaucoup s’offusquent du fait d’avoir acheté des voix ; je pense que c’est légal, c’était une disposition, du moins c’était planifié par le COMICA et toutes les candidates pouvaient le faire. Je ne vois pas pourquoi des gens polémiqueraient dessus !

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Auriez-vous été favorisée ?

Pour ce qui est du favoritisme… Bref, je vais vous raconter une anecdote : deux jours avant la finale, je me souviens avoir dit avant à l’une des candidates que si jamais j’étais retenue dans le top 10, alors je ferai partie du top 3. Bien sûr elle m’a demandé « pourquoi ? », et je lui ai répondu : je ne doute pas de moi, et je ne doute pas non plus de mon projet. Chacune de nous avait son domaine de définition, et le mien était mon projet. Et je reste convaincu que c’est cela qui m’a porté très haut.

Certains de vos amis se plaindraient déjà du fait que vous ne les prenez plus au téléphone ; seriez-vous submergée, ou serait-ce tout simplement de la négligence ?

Je pense juste être submergée, parce que n’oublions pas aussi que du jour au lendemain les choses ont changé. Je vais prendre un exemple très simple : en ce moment nous sommes en pleine interview et j’ai dû éteindre mon téléphone… D’aucuns penseront autres choses ! Bref j’espère que dans un futur très proche ils comprendront, du moins je vais essayer de m’organiser autrement.

Avec votre consécration, c’est toute la MENOUA qui se sent ainsi honorée ; qu’avez-vous prévu à cet effet ? Feriez-vous une descente de ce côté-là, sachant qu’ils sont nombreux qui vous ont soutenu lors de cette compétition ?

Très honnêtement je n’y avais pas pensé, étant très prise par mon projet qui va s’étendre au niveau national. Sinon merci de m’avoir inspiré cette idée, je ferai forcément une descente pour me ressourcer, mais pas pour l’instant car c’est un peu compliqué.

Pour mener à bien votre projet, forcement vous aurez besoin d’apports extérieurs, autres que celui du COMICA, alors c’est le moment de passer les coordonnées y relatives…

J’aime bien compter sur moi certes, mais l’idéal serait d’avoir des sponsors, des entreprises, des particuliers, qui véritablement me permettront de porter très haut ce projet. Vous savez il n’est pas évident de mener une vie normale après la perte d’un être cher dans les combats, alors ces enfants méritent notre soutien. Sinon j’ai un plan « B » qui consiste à commercialiser les t-shirts dès demain au prix de 3000 frs (1 t-shirt acheté égale à la contribution de 1000 frs reversée à ces enfants), notamment via ma page Facebook en cliquant ici  ou tout simplement appeler au numéro 699 10 70 16.

Que répondez-vous à ceux qui vous trouvent très fine ? Les camerounais généralement sont friands de filles un peu plus en chair, visiblement…

(Rires) Je dirai tout simplement qu’on ne saurait condamner quelqu’un en se limitant à son physique ! Il y a des gens qui peuvent manger tout un conteneur mais ne prendront jamais un gramme et je suis malheureusement ou heureusement de cette catégorie…

Mangez-vous beaucoup ?

Euh, oui ; bref je pense que c’est mon métabolisme. Et je pense qu’une Miss ce n’est pas le nombre de Kilogramme, c’est la valeur intrinsèque, c’est la vision, et ce qu’on porte comme projet. Sinon, je respecte que les points de vue soient relatifs.

Après les feux de projecteurs, le vedettariat…Comment comptez-vous gérer l’après mandat ?

Voilà pourquoi il serait idiot de se prendre la tête quand on est Miss car ça ne dure qu’un mandat. L’idéal c’est de rester soi-même. Être normal, préserver ses relations. Bref, après mon mandat, déjà je vais reprendre mes études, mon boulot, ma vie normale quoi.

Entretien avec Dariche NEHDI, CultureEbene

Sources : Le Bled Parle

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