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Journalistes Camerounais : entre poubelle et bac à ordure: les objets de récuperation…

Daniel Eya

Malgré les généreuses subventions de l’Etat et malgré le sponsoring d’argentiers très souvent « sales » et même incarcérés, les Médias du 237 sont tout de même en grande difficulté.  ( Avec environ 25 milliards de Fcfa de chiffre d’affaire par an…)

Les journalistes, les journaux papiers, les journaux TV, les émissions « débats », et j’en passe, presque tous sont à jeter. C’est horrible. Un journalisme de poubelle, une presse d’amateurs et des médias corrompus… Vraiment, ces outils de sensibilisation et d’éducation des populations sont devenus des moyens de diffuser des mensonges et d’abrutir les camerounais.

Depuis les années fin 80 et debut 90, années de braise du 237 où l’opposition politique avait pris le pouvoir dans la rue et l’a virtuellement gardé par le biais des médias et autres relais idéologiques, le débat d’idées si cher au Camerounais s’est vu non seulement réduire à la portion congrue mais a fini par être traité comme une chose suspecte. Nous sommes arrivés au summum de l’indécence en matière de propagande, de mensonge et de la manipulation.

Mentir, ostraciser, manipuler, mentir par approximation, mentir par amalgame etc.. tel est devenu le quotidien journalistique avec une assise confortable dans les mouvements de corruptions et de diffamations notoires. Depuis un certain temps, le seul travail du journaliste et des médias est de nier la différence d’opinion, mais surtout de faire croire que toute idée qui ne va pas dans le sens de la pseudo-modernité des opposants au Président Biya est (rayez la mention inutile) : Tribaliste, favoritiste, Ethniste, népotiste, de corruption, de voleur…etc.

Parcourez les pages de ces « légers journalistes » dans les réseaux sociaux. Combien d’entre nous sommes exclus et bloqués de ces pages quand nous voulons y apporter un petit débat contradictoire par rapport a leurs questions et leur prise de position corrompus ? D’ailleurs un ingénieur Américain de Digital Aerial solutions en Floride- Bertin Evina-Ze – me faisait déjà remarquer ici au pays lors de sa dernière visite que: « La vrai information commence ou celle des journalistes Camerounais s’arrête… » Un Vrai drame, une vrai HONTE…

Ayant flirté et approché de nombreuses rédactions aussi bien TV que presse écrite ainsi que des « petits journalistes » de Facebook au verbe facile et à la recherche d’une certaine notoriété ces 10 dernières années, je me me suis rendu compte que le ressentiment à l’égard de ces gens de la presse s’accroit chaque jour, notamment parmi les manifestants contre le régime de Biya. Le décalage entre la perception des événements par le public et la retransmission par les médias pourrait s’expliquer ici.

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Le citoyen camerounais est comme pris entre le marteau et l’enclume avec d’un coté le griotisme de la Crtv et les élucubrations de la presse privée… Une situation qui vient s’aggraver encore avec cette prolifération de « journalistes » de réseaux sociaux évoluant dans une mode ou il faut (avec le plus de juxtaposition de mots de la langue de Molière) atteindre deux personnes/personnalités: Paul Biya et Samuel Eto’o.

Les médias camerounais (surtout la presse privée) se pourfendent à trouver leurs sources d’information dans une alchimie d’amalgame de rumeurs, de personnes douteuses et de leur propre imaginations/sentiments…Ces médias de poubelle sont animés par des « journalistes » aux origines différentes. Certains le sont devenus par hasard, par égarement venant de la rue, et des mouvements estudiantins post-1990. Ils sont très représentés dans les groupes du service publics et les réseaux sociaux, leur « safe heaven ».

Pauvre de nous car ils pensent sincèrement que la « religion » de nos comportement traditionalo-culturels est oppressive et dépassée, que le flirt pouvoir-opposition est une union homosexuelle et incestueuse dans l’ignorance flagrante de la question de rapport entre le régime et ses opposants. Il suffit de voir la couverture de la nomination de Paul Ayah Abine à la Court Suprême, les rapport Biya-Fruh Ndi ou encore la situation a la Fécafoot pour réaliser le grand pataugeage des journalistes sur ces sujets. Ils ont très peu de temps, voire pas du tout, pour se renseigner sur les fondements idéologiques d’un mouvement qui sont d’ailleurs appeler a reporter, à rapporter…

Etre un journaliste objectif et respecter la déontologie du corps dans une rédaction de presse privée et Tv aujourd’hui dans notre pays, c’est comme être un poisson préhistorique dans un aquarium : personne ne penserait réellement que vous existez encore…

Voici pourquoi Ndjom-Essaman reste dans sa ligne de critique avec proposition dans un esprit de raison et de la raison…Heureusement qu’il y’a encore pour nous Camer24. ‪#‎JeMinformeAcamer24‬, Nyi a wok olun a kolo. ( Ndlr: référence a une chanson de Donnie Elwood )

Ps: If you didn’t hear it with your own ears or see it with your own eyes, don’t invent it with your small mind and share it with your big mouth.

Daniel Eya

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