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Jeannette Marafa: « On est en train de tuer Marafa »

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Marafa Hamidou Yaya va mal et son épouse s’en inquiète. «Je suis inquiète pour deux raisons: la première raison c’est que s’il lui arrivait d’avoir de la fièvre au point d’être hospitalisé, cela veut dire que c’est très grave. Or il y a quelques années, monsieur Marafa a fait une fièvre comme celle-là et a dû être évacué parce qu’il faisait un palu cérébral.

Marafa Hamidou Yaya malade

La deuxième raison: c’est qu’on me dit qu’il aurait des problèmes dans les reins. Je suis plus qu’inquiète», s’est alarmée Jeannette Marafa vendredi 4 juillet 2014 sur les antennes de Rfi.Interrogé par Marie-Pierre Olphand, elle a appelé plusieurs personnalités du monde à venir en aide à son conjoint, qui, d’après elle, serait en train de mourir au fond de sa prison du secrétariat d’Etat à la Défense à Yaoundé.
«J’appelle toutes les bonnes volontés à m’aider parce que c’est un homme qu’on est en train de tuer. Il ne faut pas attendre qu’il soit mort pour que tout le monde puisse dire quelque chose. J’en appelle à monsieur Hollande. J’en appelle à monsieur Obama. J’en appelle à monsieur Paul Biya de m’aider à sortir Marafa de là. Il en a les possibilités. Il sait que cette affaire est politique. Marafa est innocent. Il le sait. Qu’il le sorte de là ! Qu’il le sorte de là !»,
A sangloté Jeannette Marafa chez nos confrères français.
Ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya a été arrêté en avril 2012, jugé et condamné à 25 ans d’emprisonnement ferme après avoir été reconnu coupable de détournement de fonds publics. Il continue de clamer son innocence et déplore une affaire purement politique.Marafa Hamidou Yaya a été admis au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Yaoundé le 1er juillet pour des soucis de santé. Ceux qui ont pu rencontrer l’ancien secrétaire général de la présidence de la République soutiennent qu’il est fatigué et considérablement amaigri. Son épouse, qui fait partie d’un comité mis en place en France pour la libération des «prisonniers politiques» au Cameroun, multiplie des démarches pour obtenir sa libération.

Jean-Bruno Tagne | Le Jour

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